
Retrouvailles - Elle est belle, hautaine pour certains, fière pour d'autres, mais tous s'accordent à dire qu'elle est fascinante, séduisante, ensorcelante, presque alléchante.Alléchante, en effet, car elle attire, séduit. Celui qui la regarde tombe aussitôt sous son charme. Il tombe amoureux d'elle, celle qui, par son air élevé, altier et sa silhouette élancée (elle s'étend majestueusement d'une extrémité l'autre de la baie), n'arrête jamais d'aguicher le visiteur. Elle, c'est Alger. Si des artistes peintres l'ont immortalisée dans leurs peintures, d'autres, des chanteurs, l'ont fait dans leurs chansons. Ils l'ont chantée et d'autres continuent de la chanter aussi.Et pour illustrer cet attachement à la ville de Sidi Abderrahmane, cet amour pour Alger, ville qui, malgré le temps qui pèse lourdement sur elle, continue de charmer, un spectacle tout en sonorités a eu lieu, jeudi, au Théâtre national algérien (TNA), après une première représentation donnée, mercredi, à la salle Atlas (Bab el Oued).Ce spectacle dédié à la ville d'Alger a regroupé nombre d'artistes, une vingtaine plus précisément, qui, accompagnés d'une chorale et de l'Orchestre symphonique national, ont chacun admirablement interprété des chansons en hommage à celle qu'on appelait dans le temps «El mahroussa» (la protégée), et qu'on appelle aujourd'hui «El bahdja».La soirée de jeudi a été un moment de retrouvailles, un pur moment de nostalgie, puisque toutes les chansons interprétées rappelaient dans un lyrisme mêlé aux douceurs des mélodies, ce temps où il faisait bon vivre à Alger. Ainsi, le spectacle musical, présenté dans la tradition classique de la musique universelle, c'est-à-dire que l'orchestration musicale a été symphonisée, a, le temps d'une soirée, illustré la beauté de notre capitale Dans un premier temps, le public a assisté à une projection d'images d'archives de la ville d'Alger, des images en noir et blanc qui, par la force de leur charge émotionnelle, ont ravivé des souvenirs, ont fait revivre ces temps d'Alger la blanche. Puis, place au show. Des chanteurs et chanteuses issus de plusieurs styles, à l'exemple de Nadia Baroud, Nacereddine Chaouli, Hamidou, Didine Karoum, Kamel El-Harrachi ou Abdelkader Chaou, sont montés, à tour de rôle, sur scène pour interpréter des classiques de la chanson algérienne dédiés à la capitale, comme Ya el ouerchane en hommage aussi à feu Hachemi Guerouabi ou Ya Dzaïr en hommage également au regretté Ahmed Wahbi. Mais celui qui a volé la vedette est incontestablement Mohamed Lamari qui, toujours par son entrain légendaire, a interprété Djazaïria.C'étaient simplement des moments d'intense émotion. Mais c'étaient aussi des moments festifs et conviviaux.Autre temps fort du spectacle, le poète et parolier Yacine Ouabed ? rappelons que ce dernier a été le parolier du défunt Kamel Messaoudi ? a déclamé un poème écrit pour l'occasion, à la gloire des héros de La Bataille d'Alger et de l'esprit combatif et solidaire qui régnait à La Casbah d'Alger.Après ces deux représentations, la première à la salle Atlas et la seconde au Théâtre national algérien, le même spectacle a été généreusement offert au public, hier, à la salle Ibn Zeydoun.Ayant pour thème «Si Alger m'était chantée», ce spectacle charriant moult émotions a été initié par l'Office national de la culture et de la communication, et ce, dans le cadre de la commémoration des manifestations du 11 Décembre 1960 pour l'indépendance de l'Algérie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yacine Idjer
Source : www.infosoir.com