
Moussa Touati, le président du FNA n'en démord pas : l'exigence faite à ses candidats de verser une somme d'argent pour pouvoir figurer sur les listes électorales du parti en perspective des élections législatives n'a rien d'immorale. Et si le ministre de l'Intérieur a qualifié cette pratique « d'illégale », il observe que « le FNA n'aurait jamais procédé de cette manière si l'Etat avait financé la campagne électorale. Nous ne sommes pas une entreprise. Nous devons financer notre campagne pour pouvoir participer aux élections ». Pour cela, son parti a établi un barème oscillant entre 100 et 500 millions, selon l'importance des wilayas. A titre d'exemple, la wilaya d'Alger vaut 500 millions alors que les places pour la wilaya de Chlef sont cédées à 300 millions tandis que le prétendant à Adrar devra verser, selon M. Touati, la somme de 100 millions. Lors d'une conférence de presse, il avait déclaré que l'argent ira dans les caisses de parti. Mais cette méthode n'était pas sans faire réagir la classe politique qui, dans l'ensemble, s'est montrée indignée réclamant l'intervention des pouvoir publics pour y mettre fin. Certains partis ont interpellé carrément le ministère de l'Intérieur pour diligenter une enquête afin d'établir toute la lumière sur cette attitude qui portera « atteinte, non seulement à la prochaine Assemblée populaire, mais aussi et surtout à la pratique politique ». Mohamed Seddiki, président de la commission nationale de surveillance des élections législatives, a évoqué la nécessité d'ouvrir une enquête judiciaire sur cette pratique de « business des listes électorales » qui s'inscrit a contrario de l'esprit et de l'éthique politique. Les hommes de loi ne sont pas en reste. Mohammed Faden, ancien membre du Conseil constitutionnel, a qualifié cette attitude de regrettable qui va à contre-sens de la démocratie. Il a souligné que la loi doit s'y opposer. Il est à souligner que la démarche du FNA n'est pas sans conséquence sur la vie du parti. Et pour cause, plusieurs militants ont décidé de claquer la porte pour rejoindre d'autres formations, notamment les partis nouvellement créés, afin de s'inscrire sur les listes des candidatures. Moussa Touati a réfuté cette information.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amokrane H
Source : www.horizons-dz.com