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MOUSSA TOUATI ET L'INITIATIVE DU FFS



MOUSSA TOUATI ET L'INITIATIVE DU FFS
Sévère est l'appréciation du président du FNA (Front national algérien) de l'initiative du FFS portant conférence nationale sur la reconstruction du consensus national.M. Kebci - Alger (Le Soir)«Ce n'est qu'un coup médiatique», affirmait hier lundi Moussa Touati lors d'une conférence de presse, invité qu'il était à se positionner par rapport aux initiatives des uns et des autres, lui qui partage avec ce beau monde le diagnostic d'un pays endurant une crise multidimensionnelle. Ceci avant de porter l'estocade en estimant que c'est une «perte de temps», soutenant avoir décliné l'invitation qui lui a été faite par la direction du vieux front de l'opposition pour une entrevue dans le cadre des concertations bilatérales que ce dernier a initiées depuis le 20 octobre dernier. «Je ne peux pas discuter sur la base d'une feuille blanche», disait-il, estimant qu'un dialogue suppose «un ordre du jour avec des points de débats définis».Mais là ne sont pas les seules raisons ayant poussé le patron du FNA à décliner l'offre du FFS puisque Touati trouve «incongru» le fait que la direction nationale du doyen des partis de l'opposition dans le pays puisse prendre langue d'avec les partis du pouvoir qui ont acquis, selon lui, leurs places grâce à des élections truquées «où l'argent sale a eu le beau rèle». Mais et vous qui avez pris part à toutes ces élections où la fraude était à chaque fois maîtresse de séance ' lui fera remarquer un confrère. Ce à quoi Touati s'emportera dans un premier temps avant d'avouer en aparté être «forcé par les cadres du parti à participer à la dernière élection présidentielle à l'issue de laquelle il a été classé bon dernier avec seulement 0,56% des suffrages exprimés». Concernant l'autre initiative, celle portant transition démocratique prènée par une grande partie de l'opposition et des personnalités nationales, le président du FNA y voit une simple lutte d'appareils partisans qui se contentent, selon lui, «de se retrouver entre eux dans des salons feutrés, loin du peuple, seul détenteur de la souveraineté et de la légitimité».Il s'attaquera également à la revendication de cette même opposition d'une élection présidentielle anticipée, y voyant un simple «appétit de certains de prendre leur revanche». Et ce, avant de se contredire, invitant «ceux qui ont ramené le président de la République» à une telle option, Touati avouant sa conviction que ce dernier «ne peut plus assumer ses missions» de premier magistrat du pays.Cela dit, s'il éprouve de l'aisance à stigmatiser les initiatives des autres, Touati éprouve les pires difficultés à émettre la sienne, se perdant dans des mots d'ordre génériques. Comme celui de se référer à chaque fois au peuple et à la rue, sans se «risquer» à appeler à des manifestations publiques.


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