Alger

Mourad Medelci «Nous ne négocions pas en catimini avec l'OMC»



« L'option libérale n'a aucun sens sans l'OMC», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci, en soulignant que l'Algérie ne négocie pas en «catimini» pour l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce. Invité du club Excellence Management mercredi soir, à l'hôtel El-Aurassi, le chef de la diplomatie algérienne, interpellé sur le sujet, est revenu, du point de vue diplomatique, sur les négociations qu'a engagées notre pays avec l'Organisation mondiale du commerce. «Ce n'est pas simple d'adhérer à cette organisation», dira-t-il en substance en soulignant, que les négociations sont plus difficiles pour les pays qui ont opté tardivement pour cette option. «Le processus d'adhésion à l'OMC est un processus durable», a-t-il expliqué devant des chefs d'entreprises, responsables d'organisations patronales et en présence de plusieurs ambassadeurs, notamment américain et italien. Auparavant, le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), M. Hamiani, avait soulevé les craintes des opérateurs économiques nationaux après, notamment l'entrée en vigueur des accords d'association avec l'Union européenne en septembre 2005. A ce sujet, M. Hamiani n'hésitera pas à dire que la «période de transition est trop courte pour l'économie algérienne». «Il faut un processus massif de mise à niveau de nos entreprises et de l'administration», dira-t-il en soulignant, que «notre attente du partenaire européen, c'est de construire une communauté d'intérêt à travers un partenariat équilibré». Les mêmes craintes ont été soulevées par le patron de CEVITAL M. Issad Rebrab. «L'accord avec l'UE a été signé au détriment de nos entreprises », a-t-il déclaré en appelant le ministre et le gouvernement, à associer les opérateurs économiques algériens lors de la renégociation des accords qui devraient intervenir en 2010 pour, dit-il, attirer l'attention sur certains produits. Mourad Medelci explique et résume en quelques mots les accords d'association avec l'Union européenne. «C'est un nouveau mariage, nous n'avons pas encore d'enfants, mais nous envisageons d'en faire plusieurs», dira-t-il avec une note d'humour. Le ministre des Affaires étrangères a tenu à préciser que ces accords sont un «starter» et que le moteur c'est les entreprises algériennes. Toutefois, le conférencier, qui fera savoir que les accords étaient nécessaires pour notre pays, a mis en exergue que le gouvernement n'a jamais déclaré que tout allait être parfait. Mourad Medelci, pour qui l'énergie rend le pays attractif, a appelé à la diversification de l'économie algérienne qui constitue, selon lui, le «segment le plus important». «Nous sommes courtisés parce que, il faut le dire, nous avons du pétrole», a déclaré le ministre des Affaires étrangères en soulignant, que l'UE souhaite une coopération stratégique dans le domaine de l'énergie avec notre pays. L'ancien ministre des Finances et conseiller du président de la République fera savoir à ce sujet, que des négociations sont en cours et qu'un accord sur l'énergie sera signé prochainement avec l'UE. «L'Algérie fonctionne en respirant et en travaillant avec les autres pays », dira-t-il encore en rappelant, que depuis l'année 2000, pas moins de 400 accords ont été signés et ratifiés avec des pays étrangers. Le ministre a révélé qu'un Forum des investisseurs sera organisé durant cette année 2008 à Alger, en collaboration avec Bruxelles. Le chef de la diplomatie algérienne annoncera sur un autre chapitre que notre pays se dotera de deux nouvelles ambassades, l'une à Oslo en Norvège et l'autre à Zagreb en Croatie. Tout comme un consulat général, a-t-il poursuivi, sera mis en place à Dubaï, aux Emirats arabes unis. Par ailleurs, M. Medelci a fait savoir également qu'un projet d'organigramme de son ministère, comportant notamment la création d'une direction générale des relations économies internationales, sera mise en place dans les prochaines semaines, juste après la signature du dossier par le chef de l'Etat.
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