Le pays continue de sombrer sur tous les plans et paradoxalement c´est l´un des rares pays qui résiste aux crises et á la contestation, car la manne pétrolière et la servilité des dirigeants (cf les propos de Medelci devant l´assemblée française) assure la longévité et la survie d´un système en phase terminale. Il n´y a qu´à voir la montée de la criminalité, l´incivisme et les ravages des stupéfiants sur la jeunesse. On ne peut être que pessimiste sur l´avenir du pays, surtout que l´élite semble démissionnaire face aux délinquants qui dirigent le pays.
Par 'changement opérés au plus haut de la hiérarchie de l'armée, par la nomination de Bachir Tartag à la tête de la DSI/DRS, le régime tel un piètre paysagiste décorateur peine a se refaire une nouvelle virginité. Là encore, rien de nouveau, le général Kherfi, n´est qu´un incompétent notoire qui a commis de nombreuses fautes graves, dont on peut citer les quatre dernières:
- Il n´a pas bien évalué les chances de survie du régime de Kaddafi, d´où une aide conséquente pour un résultat catastrophique et la mise de l´Algérie au banc des marginalisés. Finalement le régime a perdu la face tant devant les pro-Kaddafi que devant le CNT.
- Sur le plan interne, l´image de l´Algérie se dégrade de jour en jour, la corruption gangrène tous les rouages de l´état et semble bien implantée au niveau de toutes les couches de la société, enfin malgré les augmentations significatives, aucune amélioration n´est perçue et les jeunes continuent de s´immoler ou de s´embarquer dans des radeaux de fortune pour fuir le pays.
- Le kidnapping en date du 24.11.2011 de deux agents de la DGSE, Philippe Verdon et Serge Lazarevic, par les terroristes de l´AQMI au nord du Mali et dont les traces, notamment les véhicules ayant servi aux ravisseurs qui furent retrouvés en territoire algérien. Tout comme le principal négociateur entre AQMI et Iean Marc Gadoullet (ex officier de la DGSE qui oeuvre pour le compte de l´Elysée) n´est autre que le malien Ayad Ag Ghali, ex rebelle touareg, leader du MPLA, récupéré par le président malien Amadou Toumani Touré après les accords d´Alger de 2006. Quand on sait que Ayad Ag Ghali était un agent du DRS, connu pour les différents trafics qu´il effectue dans la région de Tamanrasset avec la complicité des officiers du 6eme RM, il est aisé de deviner que les kidnapping sont un business très florissant qui rapporte des millions d´euros que se partageait le général Samain, ses cadres et ses relations en France. Avec le laxisme du général Kherfi, le pot aux roses a failli être découvert et donc il a fallu parer au plus pressé en l´écartant des 'affaires'. Cette affaire a conduit à la visite d'un ministre français de l´intérieur Paul Guéant à Alger, accompagné d´une importante délégation d´experts en terrorisme dont le chef de la DST en personne.
- Un mois avant l´épisode des agents secrets français arrêtés au nord du Mali par les hommes de l´émir Abou Zeid, voila que des dissidents du POLISARIO entrent dans un camps de Tindouf dans la nuit du 22 au 23.10.2011 pour ravir 3 membres d´une ONG sans que le DRS n´ait pu anticiper, ni même retrouver la trace des assaillants. Ce qui confirme que la sécurité des camps de réfugiés laisse à désirer.
Bien évidemment avec Tartag et sa brutalité, le régime qui craint une vague populaire dévastatrice, joue sa dernière carte, le but étant de gagner du temps, de vider toujours plus l´Algérie et de fuir à la Benali si la situation se détériore gravement.
Pour ce qui est des réformettes de Bouteflika, encore une fois il n´y a pas lieu de jubiler, il ne s´agit que de tromperie, dans le but est de différer le changement et de contenir la contestation. Si c´est changer Ouyahia par Belkhadem ou Soltani et de changer les 'lièvres' Moussa Touati et Ali Fawzi Rebaine par Benyounes ou Djaballah, on ne peut pas parler de changement sérieux. Les élections ne sont qu´un simulacre servant à pérenniser un système moribond et honni. Le pouvoir sait qu´il doit jongler et sa hantise est d´éviter une abstention généralisée qui donnerait une assemble sans aucune légitimité.
Le changement passe obligatoirement par la dissolution du DRS et non pas par l'arrestation de l'opposant Mourad Dhina. Toute autre mesure n´est que perte de temps, et aide les mafieux á se maintenir plus longtemps dans un pays qui mérite un autre destin, un autre sort à la hauteur des sacrifices consentis par le peuple à travers plusieurs siècles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd Radjef
Source : www.lequotidienalgerie.org