
Le ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l'Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, Mouatassam Boudiaf, a assuré dans un entretien accordé à l'APS que la future loi sur le e-commerce va permettre de généraliser le commerce électronique en Algérie "en encadrant de manière très précise les transactions commerciales sur le cyberespace".Mieux encore, le ministre annonce que le E-paiement sera opérationnel pour les grandes entreprises au plus tard en septembre 2016, ce qui permettra aux clients de payer leurs factures via internet. De plus, le ministre promet que "Nous sommes en train de réunir toutes les conditions pour libérer le paiement par internet pour les grands facturiers et les compagnies de transport en septembre prochain. Ce sera une première phase qui sera suivie, dans le futur, par une deuxième étape pour les sociétés de services, et une troisième phase qui est celle de généralisation". Là, il est utile d'ouvrir une parenthèse pour rappeler qu'au mois d'avril dernier et dans ce même ordre d'idée, la ministre de la poste et des technologies de l'information et de la communication, Houda Imene Feraoun avait estimé pour ce qui est de la question des transactions par mobile (m-paiement) et le payement électronique (e-paiement), que les deux peuvent cohabiter tout en ajoutant que l'Algérie gagnerait à lever le défi du payement par mobile. "On peut lancer le e-paiement et le m-paiement en même temps, rien ne l'empêche", a-t-elle souligné. Toutefois la ministre a fait remarquer que le payement par mobile est beaucoup plus facile surtout pour un pays vaste comme l'Algérie assurant que les deux modes de payement verront le jour très prochainement en Algérie. Pour élargir le champ d'action, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l'Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Mouatassam Boudiaf, a annoncé que le paiement de proximité fait l'objet d'une extension du réseau d'acceptation TPE (Terminaux de paiement électronique). Il y lieu de noter également la mise en place des canaux d'interactions au profit des porteurs et des commerçants sans oublier l'organisation d'une campagne de sensibilisation à l'usage de la carte de paiement électronique. Quant à la généralisation des moyens de paiement modernes, M. Boudiaf avance qu'elle aura un effet catalyseur sur l'économie informelle: "Nous allons catalyser l'économie informelle qui sera, à terme, implicitement entraînée dans cet élan de bancarisation de l'économie". Pour le ministre, un système de paiement électronique efficient et usité, un cyberespace accessible et sécurisé et une industrie du numérique forte constituent le noyau de l'économie numérique et concernent, d'une manière centrale, les secteurs financier et bancaire, des TIC et de l'Industrie. Et justement à propos de la lutte contre la cybercriminalité, et s'exprimant lors de la quatrième édition du Symposium international d'Alger sur la cybercriminalité, au mois d'octobre dernier des experts algériens et étrangers avaient recommandé la nécessite la mise en place d'un cadre juridique international permettant d'éradiquer ce phénomène constituant désormais une menace pour la sécurité des pays et leurs économies. L'experte internationale dans le domaine de cybercriminalité, Solange Ghernaouti, a insisté sur la nécessité de former des compétences nationales capables de contrôler les équipements et les technologies que leur pays importe et les données qu'il fait circuler sur internet.Pour sa part, l'avocate spécialisée dans la cybercriminalité, Me Hind Benmiloud, a précisé que l'absence d'un cadre juridique régissant le commerce sur internet ne signifiait pas que cette activité était interdite, mais cela constitue un vide juridique. Et c'est justement ce qui va être comblé par la future loi sur le e-commerce dont parle le ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l'Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Mouatassam Boudiaf. C'est ainsi que le nouveau ministère délégué chargé de l'économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers s'est fixé comme priorités de mettre en place l'écosystème de l'économie numérique et d'assurer sa profitabilité à l'économie nationale."C'est un projet de société à caractère transversal, qui nous concerne tous de manière générale mais plus particulièrement certains acteurs", a expliqué le ministre. "La modernisation des systèmes financiers est au centre de l'économie numérique, c'est même une partie de cette économie", relève-t-il en soulignant que cette modernisation concernera toutes les entités relevant du secteur des Finances mais touchera en premier lieu les Banques, les Domaines, les Impôts, le Budget, et les Douanes. Enfin, interrogé sur les raisons de fusion de l'économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers dans un seul ministère délégué, M. Boudiaf explique qu'il s'agit de deux missions complémentaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com