Reconstitution du meurtreLe meurtre de Mohamed Bey-Bachir, un Franco-algérien tué par des gitans à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 22 mai 2005, a été reconstitué hier sous haute surveillance policière. Ce drame avait déclenché de violents affrontements entre les communautés gitanes et maghrébines, alors que des incertitudes subsistent encore sur les responsables du crime. La reconstitution a eu lieu dans le quartier Saint-Jacques de la capitale catalane, où cohabitent les deux communautés et où se sont cristallisées les tensions il y a un peu plus d’un an. Me Jean-Marie Bourland, avocat des deux principaux suspects, a affirmé que «la reconstitution (l’a) plutôt conforté sur le fait qu’ils n’étaient certainement pas les seuls participants et que de nombreux participants se sont évanouis, que les très nombreux témoins n’ont pas été entendus». Me Georges Catala, avocat de la famille de la victime, a estimé pour sa part que «la lâcheté continue et elle s’exprime de la façon suivante: ‘c’est pas moi, c’est mon cousin, et si c’est pas mon cousin, c’est mon petit frère’. Et, in fine, on assiste à quelque chose d’extraordinaire, c’est que le coupable supposé serait un gamin haut comme ça (Ndlr: il fait le geste) alors que les gros se seraient retirés.» Le décès de Mohamed Bey-Bachir, un jeune homme d’origine algérienne de 28 ans, battu à mort par un groupe de gitans le 22 mai 2005, avait provoqué des affrontements entre les deux communautés. Une semaine plus tard, un homme de 43 ans d’origine marocaine, Driss Ghaïb, était tué en pleine rue, meurtre encore inexpliqué. De nombreuses voitures avaient été incendiées, des boutiques saccagées, au plus fort des tensions. Le Premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’étaient rendus sur place après ces événements.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com