
Dans le premier tome de ses mémoires paru en 2006 chez Casbah Editions, l'ancien ministre de l'Education et des Affaires étrangères évoque à maintes reprises le Ramadhan et la culture islamique d'une manière générale. Il replonge d'abord le lecteur dans l'atmosphère de la ville de Tlemcen où il vécut son enfance et une partie de son adolescence. Il se remémore aussi l'activité débordante de son père, cheïkh Bachir Ibrahimi, successeur de Ben Badis à la tête de l'association des oulémas. A la fin des années 40, le siège de l'association, situé dans une ruelle du vieil Alger, bruissait des causeries quotidiennes qui s'organisaient durant tout le mois sacré. Ahmed Taleb se souvient enfin d'une rupture de jeûne, lors de la dernière journée du Ramadhan à Paris en mai 1955 alors qu'il était étudiant en médecine dans la capitale française. Ce jour là il était placé auprès du grand écrivain français Claude Mauriac qui s'accrocha à l'illusion de l'« Algérie française ».Je garde le souvenir de mon premier jour de jeûne. Je dois avoir six ans. Il est une tradition dans les familles algériennes que l'enfant jeûne une journée parmi les trente jours du Ramadhan afin qu'il se prépare aux rigueurs de ce mois sacré. Et ce jour est fêté par la famille. Je porte mes plus beaux habits, je suis l'objet de l'attention de tous et j'ai droit à deux heures de ballade dans une belle voiture (une Panhard si je ne me trompe), propriété d'un partisan de mon père appartenant à la bourgeoisie de la ville.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Horizons
Source : www.horizons-dz.com