
Le guide Nomad est toujours aussi utile et pratique. A sa neuvième édition, Mohamed Ghezala, son directeur, parle de l'itinéraire emprunté par celui qui répond à beaucoup de demandes.Nous l'avons rencontré au cours de la première édition des sélections nationales de la patisserie qui ont eu lieu jeudi dernier à l'Ecole nationale du tourisme. Mohamed Ghezala était le co-organisateur et promoteur de l'événement. Il a bien voulu revenir sur l'essentiel du concept du Nomad 2015.Le Temps d'Algérie : C'est un guide Nomad spécial qui a été édité à l'occasion des sélections nationales de la patisserie...Mohamed Ghezala : Pas du tout ! C'est la suite, en fait, arithmétique du guide Nomad. C'est-à-dire que chaque année, nous avons une suite qui est respectée. Nous éditons un guide. Et puis, cette année, c'est juste tombé à pic avec cet événement.Un guide qui est consacré, une fois de plus, à Alger 'A chaque fois, il y a Alger. Mais il y a eu aussi Biskra, Tipaza, Blida, Cherchell. Maintenant, c'est vrai que les gens sont encore plus exigeants qu'avant et ils ont tout à fait raison de l'être. Parce que compte tenu de la qualité que l'on propose, forcément, ils souhaiteraient voir un guide Nomad sur toute l'Algérie.Oran ou encore Béjaïa par exemple 'Oran, effectivement, nous sommes en train de faire un appel. Il faudrait aussi que les pouvoirs publics s'intéressent un peu aussi à ce que l'on fait. Que nous sommes depuis un certain temps hors hydrocarbures. Nous produisons de la valeur ajoutée. On produit de l'information fraîche. De l'information typiquement algérienne. Une information culturelle, chic et pas chère.Quelles sont les contraintes qui se posent à Nomad pour aller à la rencontre des villes d'Algérie 'Nous sommes conscients de la chance que nous avons à faire cette mission. Tout simplement faire un guide, certes d'une ville, c'est important, mais faire un guide où toutes les villes d'Algérie sont rassemblées dans un seul volume, c'est encore mieux. Dans un premier temps, nous souhaiterions faire un guide par ville et puis rassembler toutes ces grandes villes dans un volume qui s'intitulerait «Le guide d'Algérie». Cela est encore notre mission. C'est en fait notre souhait. Notre envie d'avancer. Seulement l'un des problèmes que nous avons pointés du doigt est que nous, en tant que maison d'édition privée, à chaque fois, nous roulons sur nos deniers. A chaque dinar investi, il y a un retour, on le dispache sur cent mille charges. A moment donné, on avance pas à pas. La vitesse de croisière proposée par le guide Nomad à elle seule, c'est sûr, est lente. Maintenant, si les pouvoirs publics nous ouvrent les portes, le guide d'Algérie se fera en deux ans.En tant que maison d'édition, vous n'éditez que le guide Nomad 'En fait, Nomad est notre marque de fabrique. Parce que dès le départ, il fallait se spécialiser. Choisir entre le généraliste et le spécialiste. Nous avons préféré développer une marque. Un produit. Le guide Nomad : loisirs, culture, sorties ? ça, c'est hyper important. Pas de dispersion !Vous annoncez en première de couverture que Nomad est numéro 1 ' Y a-t-il beaucoup de guides ' Et qui a fait ce classement 'Il n'y en a pas beaucoup effectivement. Et le classement est réalisé à partir du feed-back des lecteurs. On le voit très bien par rapport à l'engouement des lecteurs. Ils attendent la sortie du guide. Ils vont voir le buraliste, le libraire, et puis à travers la page facebook de Nomad. Nous avons quand même des avis de fans qui postent des commentaires. Et nous sommes à une moyenne tout de même de 4,5/5. Alors si on peut mesurer ça, je pense que nous sommes numéro un. Oui, on ne vole pas le palmarès. Il suffit de comparer avec ce qui existe sur le marché.A combien d'exemplaires le guide est-il édité 'Le chiffre varie selon l'édition. ça tourne autour de sept mille exemplaires. Mais nous avons eu un numéro édité à onze mille. C'est l'édition 2012 et la préface avait été signée par le philosophe français Michel Onfray. Comment expliquez-vous ces variations dans le chiffre de l'édition 'C'est tout simplement à géométrie variable. Parfois, peut-être que l'on communique en deçà de ce que l'on devrait faire. C'est aussi les aléas de l'économique. Parfois aussi, nous sommes au creux de la vague, d'autres pas. C'est aussi en fonction d'un air qui est en train de se jouer. Le bon moment, quoi !Combien vous coûte le guide 'Ce n'est pas tant le coût qui est important mais plus l'information que l'on propose. La qualité du travail. Le volume, mais surtout la sincérité. L'échange et la réciprocité avec le lecteur. C'est-à-dire qu'on va lui donner plus qu'il ne paie, ça c'est important.De 2007 à 2015, il y a eu 8 guides édités, principalement Alger ; cela vous avait permis de voir Alger changer, évoluer ' Vous réactualisez à chaque fois ' Qu'en est-il au fait ' Alger bouge et nous bougeons avec elle. Alors, pour le côté réactualisation ou mise à jour, nous avons, il faut le savoir, supprimé complètement ce jargon. Chez Nomad, chaque année, nous fermons une édition, et nous en ouvrons une nouvelle. C'est-à-dire que l'on met la table vierge et on commence à écrire les meilleures pépites du moment. Une table forcément aujourd'hui qui est classée meilleure table à notre palmarès, il est fort possible de la retrouver ou pas dans la top liste de l'année prochaine.Pour le palmarès de Nomad, peut-on en connaître davantage ' Sur quelle base vous produisez ce listing 'Un guide, c'est subjectif. Dans Nomad, on propose au lecteur le meilleur fast-food, meilleure table d'hôte, meilleur bistrot, meilleure gargote? nous sommes quand même les premiers à l'avoir fait. Nous algérianisons le guide. Il s'agit d'algérianiser le guide et de ne pas rester à faire de l'import-import. Il y a aussi le top de la meilleure pizzeria, du meilleur concept, c'est hyper important, ça aussi. A partir du moment où on parle de guide, pour nous, il s'agit de se mouiller. C'est subjectif, mais en fait, c'est une équipe de Nomad qui sort sur le terrain. Anonymement, bien sûr. Ils consomment et paient l'addition normalement. Ensuite, ils ramènent de l'information et on fait une sélection. Forcément, il y a des adresses où il n'est même pas utile de poursuivre l'aventure.Il n'est pas question de critiques, dans Nomad 'Oui ! C'est une façon à nous de ne pas fatiguer le lecteur. On ne lui donnera jamais de mauvaises adresses. Il faut aller à l'essentiel et éviter les procès au passage. Nous avons choisi une autre façon de faire : elle est algérienne. Entretien réalisé:
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Hadj Amar
Source : www.letempsdz.com