Sonatrach va revoir, encore une fois, ses procédures de passation de marchés. Selon son P-dg, Mohamed- Chérif Zerguine, un nouveau texte réglementaire est déjà «fin prêt» et ne tardera pas à être mis en application.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - M. Zerguine, qui s'est confié à la presse, hier, en marge de la cérémonie d'ouverture du Salon international de la sous-traitance organisé au Palais des expositions de la Safex aux Pins- Maritimes, a annoncé cette énième révision dans la foulée de sa réponse à une question relative au nombre important des appels d'offres déclarés, dernièrement, infructueux par la compagnie nationale. Pour M. Zerguine, ce nombre important d'appels d'offres infructueux s'explique par deux raisons. Des raisons «psychologiques » d'abord, liées au climat qui a prévalu dans le groupe ces derniers temps. Sous-entendu, le scandale de corruption ayant ébranlé Sonatrach et dont l'affaire n'a toujours pas connu son épilogue. Et ensuite, avancera-t-il, la «rigueur dans l'application des procédures de passation des marchés». Il y a néanmoins une raison «très valable», pour reprendre l'expression de M. Zerguine, qui explique ce nombre d'appels d'offres infructueux : «C'est que nous n'acceptons plus n'importe quoi. Avant, nous options systématiquement pour le moins disant mais, désormais, il faut que l'offre soit normative. Cela a bloqué certains intérêts et a laissé de côté certaines habitudes. Les nouvelles procédures vont mettre fin à la rigidité dans la passation des marchés, sans pour autant entacher la moralité de l'entreprise ni gêner l'acte d'entreprendre.» Quant à l'avenir de Sonatrach, son P-dg reste optimiste, et tout en annonçant l'entrée en production de deux champs pétroliers avant la fin de l'année en cours, il conclut : «Les appels d'offres déclarés infructueux ne constituent pas un frein au développement de l'entreprise. Ils vont plutôt être relancés.»
L. H.
CHERIF RAHMANI :
Les grandes entreprises publiques sont appelées à jouer un rôle intégrateur»
Dans sa conférence de presse tenue hier à la fin de la cérémonie d'ouverture du Salon international de la sous-traitance qui se déroule au pavillon S du Palais des expositions de la Safex, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Chérif Rahmani n'a pas été très loquace. M. Rahmani a fui les questions liées aux projets industriels qui traînent, comme l'installation de l'usine Renault. «Je ne suis pas là pour faire le bilan, je suis dans l'action. Nous travaillons d'arrache-pied. Laissez-nous agir et nous en parlerons après.» Il a néanmoins résumé ses priorités : «Nous axons notre travail sur les PME/PMI et nous en ferons une préoccupation durable. Les PME-PMI sont un élément important dans le développement du pays de par leur flexibilité. L'entreprise s'exprime ainsi dans sa dimension humaine, sa dimension liée aux territoires. Les entrepreneurs ont besoin d'être rassurés. Pour leur redonner confiance, nous les accompagnerons en les encadrant et en régulant leurs activités. Nous disposons de grandes entreprises dont l'activité représente une opportunité énorme en termes de sous-traitance. Ces entreprises sont appelées à jouer un rôle intégrateur à travers l'obligation de préférer les industriels nationaux dans la sous-traitance de certaines de leurs tâches.»
veuillez corriger le nom du PDG de Sonatrach, il s'appelle Abdelhamid et non Mohamed Chérif, merci pour l'article
mohamed abdallah - enseigant - Alger, Algérie
17/09/2012 - 40374
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L H
Source : www.lesoirdalgerie.com