
«Le dossier des Ahmadis est clos», c'est ce qu'estime le ministre des affaires religieuses et des Waqfs pour qui, cependant, «les institutions de la république continuent à accomplir leur travail» en la matière.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Pour Mohamed Aïssa qui s'exprimait, hier, dans le cadre du forum du quotidien El Moudjahid, la démarche de cette secte obéissait bel et bien à un «vrai plan avec l'implication de parties étrangères identifiées, une méthode et des objectifs bien définis». Il se félicitera de l'écoute qu'a eue l'argumentaire présenté en la matière par l'ex-ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, devant ses pairs du conseil des droits de l'Homme relevant de l'ONU, en mai dernier à Genève. Le ministre affirmera que l'attitude des autorités à l'endroit de cette secte était tout ce qu'il y a de «réglementaire», puisque, selon lui, «les institutions de la république ont toutes agi et agissent encore dans le strict respect des lois de la république». Il en voudra pour preuve tangible, le renvoi de deux imams, à Tiaret et à Bordj-Bou-Arréridj, pour «collecte d'argent sans autorisation», estimant avoir «dépassé la phase de la déradicalisation pour enclencher une autre étape, celle de la prévention contre la radicalisation».Pour rappel, la vague d'arrestations de membres de cette secte a suscité des réactions hostiles d'organisations des droits de l'Homme, comme la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme) et Amnesty International qui y voient, notamment, une menace sur la liberté de culte dans le pays.Le ministre des affaires religieuses et des Waqfs s'étalera sur le référent religieux national qui constitue, expliquera-t-il, «l'héritage religieux depuis l'avènement de l'islam dans le pays. Plus que cela, il constitue une des trois constantes nationales aux côtés de l'amazighité et de l'arabité». Un référent facile basé sur la «modération» qu'il s'agira de «consolider à travers les programmes de formation et l'amélioration du niveau des cadres religieux et des imams». A propos du Hadj, le ministre des affaires religieuses et des Waqfs a fait part d'une demande, à formuler vraisemblablement en 2018, pour que l'Algérie puisse atteindre le taux de 1 000 hadjis pour un million d'habitants, arrêté par les autorités saoudiennes. Un Hadj dont la campagne de cette année verra l'Algérie reprendre sa quote-part de 36 000 hadjis à la faveur de la fin ou presque des travaux d'extension des Lieux Saints de l'Islam. Il annoncera, dans la foulée, la nouveauté de cette campagne, celle de l'introduction du processus électronique qui permettra le suivi instantané du parcours de chaque hadji lors de son pèlerinage avec l'ouverture imminente d'un portail électronique au service des familles et proches des pèlerins.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com