Alger - A la une

Mi-ange, mi-démon 34eme partie



Résumé : Ghania est très remontée contre la belle-mère de sa s?ur Nadia. Elle lui en veut d'avoir dénoncé Saïd à la police. Ghania est bouleversée et se fait un sang d'encre pour son jeune frère. Nadia part chercher sa fille de l'école. Elle est suivie par son frère.-Qu'est-ce que tu fais ici ' s'écrie-t-elle en regardant autour d'elle, pour s'assurer qu'il n'y a pas de policiers. Tu prends un gros risque en venant ici !
- Je t'ai suivie depuis la maison. Vous avez eu de la visite tout à l'heure. Qu'est-ce qu'ils sont venus faire ' l'interroge Saïd en baissant la casquette qu'il porte sur ses yeux bleus. Ils ont trouvé quelque chose '
- Non, ils n'ont pas fouillé? Ils sont passés voir? Où étais-tu hier soir ' était-ce toi hier soir ou un de tes frères '
- Oui.
- Oui, quoi ' reprend-elle. C'était toi ou quelqu'un d'autre '
- Moi, pourquoi ' Ta belle-mère ne m'a pas reconnu, j'espère '
- Si, elle leur a donné ton signalement, lui apprend-elle. à cette heure-ci, ils doivent te rechercher. Comme un voleur.
- Ils ne savent pas '
- Non, le rassure-t-elle. Mais si tu poursuis tes activités nocturnes, un jour ou l'autre, même si tu n'auras pas tué, s'ils mettent la main sur toi, tu seras aux yeux de la loi un criminel !
- J'ai fait mon choix? Mais dis-moi, où étais-tu hier soir '
- Ailleurs qu'à Alger? Tu n'aurais pas dû aller chez moi, lui reproche-t-elle. Tu m'avais donné deux jours? Pourquoi avoir précipité les choses '
- On ne m'a pas laissé le choix, répond Saïd. Je pensais tomber sur toi? Toi, tu ne m'aurais pas dénoncé !
- Qu'est-ce que tu vas faire maintenant '
- Je vais disparaître de la circulation, je n'ai pas le choix !
- Si tu n'as pas tué, tu n'as rien à craindre ! Tu feras juste quelques mois de prison s'il y a eu d'autres plaintes? Quant à ma belle-mère, elle ne portera pas plainte. Quand elle ira au commissariat, elle dira qu'elle s'être trompée? Peut-être même que tu pourras te trouver un alibi en béton ' émet-elle. C'est possible et cela te blanchira !
- Je n'en suis pas à mon premier vol? Et puis, j'ignore si mes victimes ont gardé souvenir de moi, dit Saïd. Je ne prendrai pas le risque de me rendre? Prends bien soin de toi? Adieu !
- Saïd, non? Pas d'adieu? Pourquoi croire qu'il n'y a pas d'autre solution '
Pour toute réponse, il la prend dans ses bras et la serre très fort contre son lui. Nadia tente de s'accrocher à lui mais il se détache rapidement d'elle et se fond parmi les passants.
Nadia se sent comme amputée. Elle s'accroche au portail et s'y appuie. Elle a le c?ur prêt à exploser de douleur.
- J'étouffe?
Nadia déboutonne deux boutons de sa chemise mais la sensation ne part pas.
- Mon Dieu, faites qu'elle sorte vite?
Elle soupire de soulagement quand la sonnerie retentit. Les premiers élèves commencent à sortir de classe dans un concert de rires et de cris. Nadia tente de reconnaître parmi les frimousses qui défilent celle de sa fille, mais elle traîne encore les pieds. Une de ses voisines s'est dirigée vers elle en la voyant.
- Comment vas-tu Nadia '
- Je ne me sens pas bien, répond-elle. Ce doit être dû au voyage, après ce qui s'est passé hier soir? C'est horrible? Je n'arrive pas à me faire à l'idée que ma belle-mère et ma fille auraient pu mourir. Ce voleur aurait pu s'en prendre à elles !
- Oui, elles ont eu beaucoup de chance. Je crois qu'elle a pu le voir? L'a-t-elle décrit à la police ' veut savoir la voisine.
- Elle ne l'a pas bien reconnu, dit Nadia. Il faisait sombre !
- Je croyais que?
Nadia a un geste las, elle devait interrompre cette discussion qui la met mal à l'aise, en allant vers sa fille. Elle la prend dans ses bras et part, ne se tournant pas vers sa voisine. Nadia n'a qu'une envie, s'éloigner des curieux. Ces derniers ne s'en rendent pas compte, mais répondre aux questions est comme un moment de torture?
(À suivre)
A. K.
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