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Messaoud Mati, président de la Fédération algérienne de judo, au Temps d'Algérie



Messaoud Mati, président de la Fédération algérienne de judo, au Temps d'Algérie
Le Temps d'Algérie : On vient d'apprendre que vous avez opéré des changements à la tête des staffs techniques des équipes nationales.Messaoud Mati : C'est exact. Le Bureau fédéral a décidé de nommer Yacine Sellini en remplacement d'Amar Benyekhlef comme entraîneur de la sélection nationale masculine. Chez celle des filles, c'est Ahmed Moussa qui vient de prendre la place de Hacène Azzoune.Après la bonne prestation de nos judokas aux Jeux africains de Brazzaville, comment voyez-vous l'avenir de cette discipline 'L'avenir d'un sport est tributaire des résultats qu'il réalise sur le terrain. C'est donc vrai pour le judo. Les bons résultats obtenus à Brazzaville sont de nature à nous encourager mais il convient de ne pas s'endormir. Ce n'était là qu'une échéance. D'autres, plus importantes, nous attendent, notamment les jeux Olympiques de 2016 pour lesquels nous allons essayer de qualifier le maximum d'athlètes. Ce sera difficile mais pas impossible. Pour cela, nous nous devons d'offrir aux deux sélections nationales les moyens de bien se préparer.Il faut dire que le judo algérien est passé, ces derniers temps, par des périodes de remous.Vous faites bien de soulever ce problème. La course aux bons résultats est un énorme challenge et je reconnais que le judo algérien a connu pas mal de contre-performances cette saison. Nous assumons ces échecs et la presse a le droit de nous tomber dessus. Cependant, il faudrait relativiser ces résultats dans la mesure où nos athlètes ont encore beaucoup à apprendre pour atteindre le haut niveau. Je peux vous dire qu'ils ont très mal pris ces critiques et cela ne contribue pas à les aider sur le plan mental.Y a-t-il un moyen de les prémunir 'Ce sera difficile. Toutefois, nous ferons tout notre possible pour leur éviter ces pressions. Les athlètes doivent se concentrer sur leur sujet sans se soucier de ce qui se dit ça et là.La pression c'est aussi ce classement de la FIJ où il s'agit de gagner des places au niveau mondial...On peut prendre cette course aux points comme un élément de motivation. L'athlète sait qu'il ne doit pas dormir sur ses lauriers et qu'il doit travailler pour progresser. Plus il avancera dans ce classement plus ses chances de se qualifier pour les grandes compétitions internationales augmenteront.Quels sont les prochains objectifs 'Il y a le tournoi de Bercy de Paris qui va se dérouler du 16 au 20 octobre. Il sera suivi du grand chelem de l'ile Maurice. D'autres tournois internationaux sont inscrits dans notre programme en vue de permettre à nos judokas de se mesurer à ce qui se fait de mieux dans le monde.Que pouvez-vous nous dire pour clore cet entretien 'Vous m'offrez l'opportunité pour tirer la sonnette d'alarme en ce qui concerne la préparation de nos athlètes. Nous avons, de tout temps, affirmé que nous travaillons sur le long terme et qu'il faut du temps pour que les bons résultats soient au rendez-vous. Je suis persuadé qu'une telle politique finira par être couronné de succès. Travailler dans la précipitation n'a jamais été un gage de réussite.


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