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Messaïtfa dénonce "la faillite" de l'université algérienne



Messaïtfa dénonce
L'ex-secrétaire d'Etat chargé des Statistiques et de la Prospective, Bachir Messaïtfa, a été, hier, l'invité du département des sciences économiques de l'université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira, dans le cadre d'une journée d'étude portant sur "le rôle du secteur privé dans la promotion et le développement du tourisme".Cependant, M. Messaïtfa axera son intervention sur un tout autre sujet, celui relatif au "rôle de l'enseignement supérieur dans le développement de l'économie nationale". À ce propos, le conférencier a, d'emblée, estimé que l'université algérienne est "en panne". Pour étayer ses dires, l'ex-secrétaire d'Etat a relevé que dans certains classements des universités de par le monde, l'université algérienne a été reléguée en queue de peloton, voire carrément non classée. "Si l'Algérie ne figure pas dans les derniers classements établis, c'est qu'il y a forcément une raison : elle n'est pas rentable intellectuellement et scientifiquement parlant", a-t-il asséné devant un auditoire qui semblait être totalement de son avis. Toujours d'après lui, "la mauvaise santé" de l'économie algérienne est en partie imputable à "la faillite" de son université. "Regardez les innovations technologiques de nos voitures, de nos téléphones portables et autres téléviseurs, c'est grâce à un travail de recherche et d'innovation que les autres nations, comme la Corée du Sud, qui nous ont dépassés (...), nos universités produisent des chômeurs", regrettera le conférencier.Dans la foulée, l'hôte de Bouira notera "le paradoxe algérien" en soulignant le fait que notre pays compte plus d'universités que de wilayas (63 universités pour 48 wilayas), mais aussi que nos universités comptent plus de 2 millions d'étudiants et que ces derniers, "courent derrière un diplôme sans connaître sa portée réelle". Selon l'orateur, l'Etat a, certes, mis les moyens financiers afin de promouvoir l'enseignement supérieur, mais il a oublié l'essentiel, à savoir concevoir une "université productive". Face à ce tableau noir dressé par Bachir Messaïtfa, une question s'impose d'elle-même : que faire pour y remédier ' L'ancien membre de gouvernement a préconisé l'instauration de la norme de l'Organisation internationale de normalisation (ISO), mais aussi la notation et l'évaluation "interne" de nos universités et, enfin, la diversification des enseignements prodigués en les adaptant aux nécessités actuelles.R. B.


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