Comme chaque année, l'Algérie a fêté hier, lundi 8 octobre, la Journée nationale de la diplomatie. Une date « symbolique » qui marque, a indiqué le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel à la radio nationale, l'entrée le 8 octobre 1962 de l'Algérie aux Nations unies. » «C'est un acquis important pour l'Algérie, a-t-il dit avant de souligner qu'avec l'élection à la présidence de Bouteflika en 1999, il fallait faire retourner l'Algérie dans les forums internationaux».M. Messahel a rappelé ainsi quelques dates marquantes qui ont donné de la profondeur internationale à l'action diplomatique de l'Algérie, notamment dans les années 1970 en défendant les causes justes dans le monde et les mouvements de libération, dont ceux de la Palestine, l'ANC en Afrique du Sud, tout en défendant les intérêts de l'Algérie et de l'Afrique dans le monde. «La défense de la cause palestinienne, la médiation dans le conflit Iran-Irak ou l'éviction de l'Afrique du Sud de l'ONU avaient rendu célèbre la diplomatie algérienne», a-t-il souligné.
Aujourd'hui, pour la résolution des conflits dans le monde, «l'Algérie plaide pour le dialogue, la réconciliation et la discussion» entre belligérants, et «refuse l'ingérence de puissances étrangères, qui ne font qu'exacerber ces conflits». «Une intervention étrangère ou militaire, a-t-il expliqué, ne sont pas une solution aux conflits. Cette intervention doit être tributaire du respect de la souveraineté de ces pays, en privilégiant le dialogue comme solution à la crise», et «cette démarche a été adoptée par les Nations unies pour le règlement des conflits dans le monde, notamment la crise syrienne». Mieux, selon le chef de la diplomatie algérienne, «la réconciliation nationale est devenue une feuille de route pour l'ONU afin de résoudre les conflits dans le monde», alors que «notre expérience dans la lutte contre le terrorisme, et la déradicalisation est devenue une référence pour l'ON U». «Il s'agit de deux conceptions qui sont aujourd'hui au devant des activités des Nations unies et leurs commissions spécialisées», a-t-il ajouté.
M. Messahel poursuit en rappelant que «nous avons été leaders également dans l'appel à des réformes du système des Nations unies, notamment en ce qui concerne le Conseil de sécurité, et le travail se poursuit toujours». «L'Algérie joue un rôle important dans cette initiative de réforme de l'ONU», explique M. Messahel qui ajoute que «nous avons espoir que les réformes au sein de l'ONU soient couronnées de succès ». Il a par ailleurs indiqué que «nous avons également demandé une réforme profonde de la Ligue arabe ; on a soumis des propositions pour réformer la Ligue arabe, qui travaille encore, selon lui, avec des méthodes éculées pour lutter contre le terrorisme, les conflits et le crime organisé ». «La Ligue arabe ne peut pas résoudre les conflits qui s'imposent à nous», estime-t-il avant de souligner que «nous continuons le travail jusqu'à ce que la Ligue s'adapte à notre environnement». «Nous avons également demandé la réforme de l'Organisation de l'Union africaine en 1999 et on est passé à l'Union africaine une année après pour résoudre les conflits en Afrique».
Sur le plan économique, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que «nous travaillons pour qu'il y ait plus de présence de l'Algérie dans les marchés, notamment en Afrique ». «Il y a un marché de plus de 350 millions de consommateurs en Afrique, et on a besoin que les entreprises algériennes puissent pénétrer le marché africain, mais ce n'est pas facile. Il faut un grand professionnalisme». «Les infrastructures routières en cours de réalisation, dont la Transaharienne, vont permettre aux entreprises algériennes de s'installer sur les marchés africains», estime t-il. «Pour notre part, on va aider les investisseurs et entrepreneurs algériens à s'installer sur les marchés africains. Il leur appartient de développer et mettre en place des stratégies pour cela».
Quant à l'agenda du ministère des Affaires étrangères, il prévoit notamment pour le mois de novembre une visite de travail du Premier ministre italien, Giuseppe Conte, à Alger et une rencontre avant la fin octobre avec l'Egypte et la Tunisie sur le dossier libyen.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Alilat
Source : www.lequotidien-oran.com