Alger - A la une

Menace sur le Centre psychopédagogique de Frikat à Draâ El-Mizan



Menace sur le Centre psychopédagogique de Frikat à Draâ El-Mizan
Le président de l'association "Thala Moussa" d'aide aux démunis et aux handicapés et en même temps directeur du Centre psychopédagogique des enfants attardés mentaux de Frikat, activant dans une école primaire désaffectée au lieudit "El-Djemaâ N'Qelaâ", n'arrive plus à supporter seul cette noble mission. "Lorsque j'ai sollicité cet établissement scolaire en 2013, je comptais sur des soutiens de l'administration locale, mais finalement, je me suis retrouvé à me battre tout seul contre tous. Ni l'administration de la wilaya, encore moins la Direction de l'action sociale ne m'ont accompagné pour gérer ce centre dans l'intérêt de cette catégorie d'enfants vulnérables", nous dira Kaci Bouzidi. Certes, cette école est actuellement ouverte et reçoit sept enfants handicapés, dont certains ont accompli des progrès remarquables depuis leur prise en charge, cela fait maintenant plus de deux ans. Mais à vrai dire, en raison des problèmes que rencontrent aussi bien ce bénévole que les éducatrices, ce centre risque d'être fermé."Concernant les contrats des quatre éducatrices, ils vont expirer à la fin du mois de décembre. Je me démène dans tous les sens afin de trouver un moyen pour les maintenir en poste, mais je n'ai eu que des promesses pour le moment", ajoutera notre interlocuteur qui nous apprendra qu'il est sous la menace de libérer cet établissement sous prétexte que son association n'est pas conforme et n'est pas habilitée à gérer ce genre de structure. Sur le terrain, il nous a été donné de constater qu'en dépit du peu de moyens dont dispose le centre, les enfants sont bien pris en charge, et ce sont les résultats qui le prouvent.Certains d'entre eux sont arrivés à maîtriser comme il se doit les enseignements de base, à savoir lire, écrire et compter ; d'autres sont parvenus à améliorer leur motricité et leur personnalité alors qu'auparavant ils étaient entièrement délaissés, même dans leur milieu familial. Les parents ne veulent pas voir ce centre fermé. "Jamais je n'aurais pensé que ma fille Romaïssa posséderait un jour des cahiers aussi soignés. Tout le monde a refusé de l'inscrire dans une école primaire. Nous lançons un appel aux autorités pour aider M. Bouzidi afin d'améliorer les conditions de travail de nos enfants", clamera une femme devant l'établissement quand ce bénévole a commencé à égrener toutes les tracasseries auxquelles il fait face au quotidien. Cela étant, pour se conformer à la réglementation, le président de l'association Thala Moussa prépare l'assemblée générale qui aura lieu le 14 novembre au centre psychopédagogique en présence déjà de dix-huit wilayas qui ont donné leur accord pour participer aux assises afin d'ériger cette association au statut d'association nationale.O. G.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)