
Les mesures de protection ne sont pas exigées des commerçants.La mort par électrocution menace la vie de milliers de citoyens dans plusieurs marchés légaux ou anarchiques de la capitale. Des raccordements électriques effectués anarchiquement sont une véritable épée de Damoclès et n'inquiètent pas outre mesure les services de contrôle et les autorités locales. Le risque est d'autant plus grand en hiver, en raison des chutes de pluie et les risques d'infiltration des eaux dans les installations de fortune improvisées pour alimenter des baraquements, des tentes ou carrément des «marchés parisiens» installés récemment par autorisation publique. Pour ce dernier cas de figure, il faut citer les tentes implantées au marché Clauzel (au centre d'Alger) raccordées à l'électricité à partir des locaux commerciaux limitrophes. «Une véritable bombe à retardement», commente un client, en ajoutant que le moindre incident peut devenir un véritable drame.Ignorance ou laisser-aller de la part des commerçants, mais le fait mérite d'être souligné et de signaler que les lampes sont allumées même la journée ! «Elles sont plutôt inutiles», ajoute notre interlocuteur. Cette situation ne se limite pas à ce seul espace commercial. Dans la commune de La Casbah, le marché de Djamaâ Lihoud et celui de la rue de Chartres ne dérogent pas à la règle. Si ce dernier, légal, présente moins de risques, le premier, situé à la rue Amar Ali, est un véritable danger que personne ne prend au sérieux. Aussi, citons le cas de l'imposant marché anarchique de Bouzaréah, composé de baraques en zinc.Les lignes électriques qui alimentent ce bazar donnent froid dans le dos. Et pour cause, à chaque fois qu'il pleut, les eaux s'infiltrent de partout. «Les commerçants ne prennent jamais la peine de couper le courant pour éviter un éventuel court-circuit qui pourrait s'avérer mortel», relève une mère de famille, ayant l'habitude de faire ses courses dans ce marché, l'unique dans cette commune des hauteurs d'Alger.Il est à relever que cette pratique s'est banalisée à travers plusieurs communes de la première ville du pays, et ce danger a tellement été banalisé.Pourtant, la responsabilité de plusieurs organismes est engagée, étant concernés directement ou indirectement par cette situation. A citer entre autres les directions de distribution de l'électricité et du gaz, les services de contrôle relevant du ministère du Commerce et des communes, ainsi que les services de sécurité. Hélas, nul ne se sent concerné, avant qu'il n'y ait mort d'homme et attirer l'attention des responsables sur ce danger public pourtant flagrant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel G
Source : www.elwatan.com