
La table-ronde sur le thème "La sécurité alimentaire et développement agricole en Méditerranée", a constitué mardi, le point focal du Salon international de l'agriculture (SIA), organisé dans la capitale française où le ministre de l'agriculture et du développement rural Abdelwahab Nouri a expliqué que sans sécurité alimentaire, les pays de la rive sud de la Méditerranée ne peuvent garantir la sécurité au sein même de leurs frontières.Le ministre a alors mis, particulièrement à l'index, les disparités flagrantes constatées entre les deux rives de la Méditerranée en matière de développement agricole "sans lequel aussi, il ne peut y avoir de sécurité alimentaire".Intervenant dans le débat M. Nouri, a indiqué que l'agriculture algérienne, pour ne citer que les dernières années, a enregistré, un taux de croissance qui dépasse les 14% et contribue dans le PNB à plus de 9%. "Ceci pour souligner la part que l'Algérie consacre à l'agriculture dans l'économie nationale", a-t-il dit, relevant "ses immenses potentialités et ses atouts les plus certains".Il a également précisé que le développement de l'agriculture en Algérie a pris en compte le développement rural, estimant que "l'un ne peut évoluer sans l'autre".Le Ministre a indiqué lors de cette table-ronde que tous les efforts que les pouvoirs publics algériens ont consentis durant des années, convergent vers la réalisation de ce développement. "Comment arriver à stabiliser les populations rurales, comment parvenir à leur réunir les conditions d'une vie digne sont les axes à partir desquels un véritable programme de développement rural a été mis en place", a-t-il précisé.Il a déploré cependant que l'on ne puisse parler aujourd'hui de sécurité alimentaire dans le monde, rappelant que "nous sommes en train de vivre des situations dramatiques, aggravées par des situations d'instabilité politique dans de nombreux pays, à de plus en plus de flux migratoires très importants qui arrivent à menacer la sécurité de manière générale".M. Nouri a estimé alors que la sécurité alimentaire en elle-même est la base de la sécurité et de la stabilité, observant que si tous ces gens périssent aux larges des côtes de l'ile italienne de Lampedusa, "c'est qu'il y a des raisons graves pour qu'ils prennent ce risque et subissent un sort aussi malheureux".Il a souligné que l'Algérie "subit aussi de plein fouet" ce flux migratoire, indiquant toutes les régions sud de l'Algérie sont envahies par des populations provenant des pays du Sahel en raison des crises multidimensionnelles qu'ils traversent, ajoutant que "pour ce qui nous concerne nous nous sommes engagés à réunir les conditions pour favoriser un véritable développement de l'agriculture"."Nous estimons que sans le développement d'une production agricole suffisante et même abondante, on ne peut pas faire face aux défis et enjeux qui nous guettent tous", a-t-il averti, ajoutant qu' "aucun pays n'est à l'abri" et que les pays de la rive sud de la Méditerranée "connaissent tous cette situation d'instabilité".Il a considéré que la communauté internationale, à travers les forums tenus ici et là et récemment ceux organisés récemment à Alger, ont été l'occasion d'échanger des points de vue sur les questions de l'heure, jugeant cela "rassurant, dans la mesure qu'un consensus a été dégagé dans ce sens"."J'affirme , qu'à mon sens, il y a une prise de conscience organisée qui se dégage de la nécessité de conjuguer les efforts et faire face aux défis auxquels nous sommes en train d'être confrontés, car j'estime qu'aucun pays ne peut, à lui seul , relever ces défis d'où l'intérêt de d'oeuvrer en commun pour asseoir des mécanismes et une stratégie garantissant cette sécurité alimentaire que nous appelons de nos voeux".M. Nouri a également indiqué que l'Algérie est actuellement en train de travailler dans cette direction. "L'essentiel pour nous, aujourd'hui, est la manière avec laquelle nous souhaitons développer davantage notre agriculture, comment arriver à produire plus, dans la mesure où nous avons réussi à vaincre le problème de la famine et de la pauvreté".Outre M. Nouri, la table-ronde a réuni le ministre français de l'agriculture, de l'agroalimentaire et des forets, Stéphane Le Foll, ainsi que des experts internationaux dont le directeur général de la FAO, José Graziano Da Silva, et le Secrétaire général du Centre International de Hautes études agronomiques(CIHEAM), devant un parterre de spécialistes des questions agricoles et alimentaires.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz