Bien qu'il y ait déjà un Comité national de médicament, les professionnels de la santé plaident tout de même pour la création d'un comité pluridisciplinaire, regroupant des pharmaciens, des médecins experts et pourquoi pas des membres d'association des malades pour définir quels types de médicaments ou de dispositif médical doit-on acheter 'Cette proposition a été vivement accueillie par les participants à la journée de formation sur la vessie neurologique, qui a été organisée par la Société algérienne de chirurgie urologique (SACU) dans la soirée de ce jeudi, à Alger. Le Dr R. Maacha, pharmacien hospitalier au CHU de Tizi Ouzou, a parlé de l'implication et la sensibilisation des pharmaciens hospitaliers pour une meilleure approche multidisciplinaire dans la prise en charge des patients.
Et ce, en citant le cas des blessés médullaires, les personnes atteintes de spina-bifida ou de sclérose en plaques qui continuent d'utiliser des sondes à demeure, malgré que celles-ci ont été abandonnées par plusieurs pays vu les complications qu'elles entraînent, notamment sur la fonction rénale. Et ce, au lieu de favoriser l'auto-sondage propre intermittent (ASPI), méthode de référence recommandée à travers plusieurs pays dans le monde, dans le drainage des urines en cas de rétention urinaire ou de vidange vésicale incomplète, quelles que soient les causes de la maladie. Certes, l'Algérie a un Comité national de médicament mais ce comité, selon le Dr Maacha, compte seulement quelques membres du comité scientifique. Et d'affirmer qu'en général, le comité évoque uniquement les questions qui sont inscrites à l'ordre du jour, alors que l'idéal est d'avoir des propositions des associations qui seront transmises par le biais des médecins experts.
Aussi, il faut prendre l'avis de ceux qui sont en contact permanant avec les malades. Et d'affirmer que parfois, on importe des molécules ou des dispositifs médicaux qui n'ont aucune efficacité au détriment d'autres produits pharmaceutiques efficaces.
Le Dr a plaidé pour la création d'un comité pluridisciplinaire regroupant toutes les parties concernées, y compris les associations, pour définir une politique d'achat : quels médicaments ou consommables pourront être achetés pour répondre exactement aux besoins de nos malades et de notre système de santé '
Ce qui permettra, selon l'intervenant, de ramener la bonne molécule, le bon dispositif médical, au bon moment, et peut-être au meilleur prix. Si certains ont évoqué les restrictions budgétaires, lors de cette journée de formation, d'autres intervenants, notamment les pharmaciens d'hôpitaux, ont affirmé que les restrictions imposées, stipulant la réduction de 20% de toutes les dépenses des établissements de santé, ne concernent nullement les dépenses liées aux médicaments. D'autres ont même affirmé que souvent, les budgets des hôpitaux ne sont pas consommés totalement, en remettant en cause la gestion et l'absence de formation et de qualification dans la gestion des budgets.
Le Pr. Dahdouh Abderrezak, président de la SACU, a évoqué, quant à lui, le consensus national médical et scientifique sur l'auto-sondage qui préserve les malades contre des complications graves notamment rénales. Et qui peut, selon lui, économiser 30% des dépenses dans le traitement des insuffisants rénaux, en évitant les complications et les infections aux patients concernés.
D'autres intervenants ont plaidé pour l'élaboration d'un registre national et des données sur le nombre des blessés médullaires, des personnes atteintes de spina-bifida et la sclérose en plaques pour voir clair, afin de prendre les bonnes décisions.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com