Alger - Revue de Presse

Médéa : Le tour d'Algérie par des expositions



« Faire inculquer l'amour et la passion du vernissage, la peinture sur toiles plus précisément, à nos jeunes et moins jeunes, filles et garçons, qui ne manquent ni de créativité ni d'intelligence, mais qui ont seulement besoin de conseils et de présence, à leurs côtés, des professionnels de cet art pour pouvoir s'exprimer et s'épanouir». Celle qui nous dira ces mots, en guise de présentation de l'exposition de vernissage qui se tenait, en ce jeudi dernier, dans la grande salle réservée à ce genre de manifestations au sein de la maison de la Culture Hacène El-Hassani de Médéa, n'est autre que Madame Benkara-Mostefa Leïla-Hadjeb. Cette grande dame que toutes les Médéennes et tous les Médéens parmi les plus démunis ont appris à connaître à travers les multiples actions de bienfaisance qui sont inscrites à l'actif de cette association «Lions Club - Médéa Titteri» qu'elle préside, et qui est sur le front de la lutte contre la pauvreté depuis le 09 mars 2006, date de sa création. Des actions caritatives qui vont de la distribution du couffin de Ramadan aux familles démunies à l'offre de dictaphones aux élèves non-voyants en passant par la distribution de trousseaux scolaires aux élèves démunis des quartiers les plus pauvres de la ville de Médéa, la visite aux malades démunis, hospitalisés, avec la remise d'effets vestimentaires et de toilette, l'organisation d'excursions de loisirs au profit des enfants démunis... Une dame très dynamique et au coeur bien généreux, doublée d'une artiste peintre sur toiles confirmée, également écrivain, et que très peu de Médéennes et Médéens savaient avant, justement, cette exposition dont elle nous dira, comme pour s'excuser pour ce retard : «Elle me tenait à coeur depuis bien longtemps mais les activités, fort nombreuses, de notre association de bienfaisance ne me l'avaient pas permise jusqu'à aujourd'hui».

Une exposition qui a connu, malgré le peu de médiatisation qui avait précédé sa tenue, une très forte affluence composée de jeunes et moins jeunes, filles et garçons, accompagnés de leurs familles, qui n'ont pas manqué de montrer tout leur intéressement pour cet art et que la plupart ont tenu à consigner sur le «livre d'or» ouvert à cet effet. Une exposition qui a été également rehaussée par la présence des autorités locales et des représentants du mouvement associatif. Composée de 29 tableaux sur toiles portant sur le figuratif mettant en exergue le patrimoine national, avec un profond retour aux sources touchant toutes les régions du pays, ainsi que la nature morte représentée par la peinture florale et celle animalière, cette exposition s'est également caractérisée par des tableaux représentant des reproductions de grands maîtres comme Mohamed Racim (1896 - 1975), Nasreddine Dinet (1861 - 1930), Claude Monet (1840 - 1926) et Vincent Van Gogh (1853 - 1980). Et Madame Benkara-Mostefa Leïla-Hadjeb de nous dire : «Comme vous pouvez le constater, tous les tableaux qui sont exposés aujourd'hui portent essentiellement sur l'Algérie profonde, celle de nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents, celle de nos véritables valeurs et traditions ancestrales. A travers cette rétrospective nostalgique, j'ai tenu à essayer de faire revivre l'amour de la patrie». Et cette dame, native de la ville de Mila et devenue médéenne par adoption, d'insister pour nous dire : «J'ai tenu à présenter cette toute première exposition à Médéa pour dire merci à toute sa population pour tout le bonheur que j'y ai trouvé». Une exposition de tableaux de peinture sur toiles qui était jumelée avec une autre, tout aussi intéressante, portant sur la céramique d'art typiquement médeenne, inspirée de l'empreinte ottomane qu'aura laissée le passage des Turcs dans la ville de Médéa (1517-1830).

Une exposition présentée par M. Ali Ould Ramoul dit Sid Ali, un artiste-céramiste connu et confirmé dont la consécration aura été ce 2ème prix obtenu lors du Salon national de la céramique à Alger en 2002, en plus des nombreuses participations à des manifestations culturelles à l'étranger, parmi lesquelles, nous citerons surtout celle de «l'année de l'Algérie en France» à Marseille en 2003, et celle du «Salon international de la céramique» de Valence, en Espagne, en 2001. Et M. Ali Ould Ramoul de nous dire : «A travers cette vingtaine de céramiques (plats, vases et panneaux) parmi les meilleures de mes pièces, réalisées depuis 1984, j'ai tenu à montrer, encore une fois, la longue histoire de la céramique dans la ville de Médéa, dont la spécifité demeure incontestablement le plat de décoration qui est fait de façon traditionnelle (manuelle) au moyen de la technique de l'estampage, c'est-à-dire le façonnage à la main avant la cuisson.

Des pièces qui font ressortir également, en plus de l'empreinte ottomane, les valeurs de la calligraphie arabe et les multiples richesses que recèlent nos différentes régions : Kabylie, M'zab, Aurès, Hoggar... Une occasion pour moi également, de rendre hommage à mon défunt père Ahmed (1917-2002), qui fut un très grand artiste peintre (tableaux de peinture à l'huile) qui s'était toujours adonné à cette passion dans l'anonymat, il le voulait, et est décédé au mois de juin 2002 dans le plus grand anonymat... culturel. Les Médéens le connaissant seulement en tant que quincailler et membre fondateur de la section football de l'olympique de Médéa (O.M.), dont la création remonte au mois de juillet 1945. C'est pourquoi j'ai tenu aujourd'hui à exposer, pour la toute première fois, deux de ses meilleurs tableaux».


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