Le transport en commun par bus à
l'intérieur du périmètre urbain de la ville de Mécheria, le plus grand centre
urbain de la wilaya, n'a jamais été au centre des préoccupations des
responsables communaux. Pourtant, avec l'éclatement du tissu urbain et la
naissance de nouveaux quartiers, son besoin se fait sentir.
Son besoin se fait sentir surtout pour ces
milliers de lycéens, au budget limité, qui parcourent entre 5 à 6 km
quotidiennement pour se rendre à leurs établissements respectifs, situés pour
la plupart dans la zone périphérique. «Du quartier Baghadid où j'habite, je
dois me rendre quotidiennement au lycée Tewfik Madani, de l'autre côté de la
ville, où j'étudie. C'est un trajet long et fatiguant et je n'ai pas les
moyens, en même titre que mes camarades, de payer tous les jours un taxi.
J'aimerais bien trouver un moyen de transport en fonction de mes moyens»,
devait nous dire un lycéen. Avant de s'interroger : «Je me demande pourquoi
Mécheria, une cité de plus de 100.000 habitants, continue de faire l'exception
parmi les villes d'Algérie, qui font pourtant du transport un moyen de
développement non négligeable».
Ce déficit, faut-il le souligner, est très
ressenti également par les fonctionnaires moyens qui aimeraient voir circuler
dans la ville des bus pour l'utilité publique. «Si la régie communale n'a pas
les moyens pour favoriser ce type de transport, autant encourager et impliquer
les investisseurs qui ne demandent que cela d'ailleurs ou, à défaut, ouvrir la
voie aux jeunes désirant investir par le biais de l'ANSEJ». «C'est une démarche
possible pour peu qu'on y pense», devait nous dire un fonctionnaire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : MS Laradji
Source : www.lequotidien-oran.com