Le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau d'Alger, Maître Abdelmadjid Sellini, croit savoir que certains détenus du mouvement populaire pourraient être libérés dans deux semaines. «Nous avons eu écho que certains détenus du mouvement populaire seront libérés dans deux semaines comme une forme d'apaisement et pour faire baisser la tension», a-t-il indiqué au quotidien national arabophone, El Khabar.Pour Me Sellini, les arrestations de manifestants et d'activistes du mouvement populaire relèvent d'une approche politique erronée. Entrant, a-t-il observé, dans une stratégie que le pouvoir considère nécessaire dans la phase actuelle, des cartes utilisées pour faire passer des choses précises. «Je ne vois aucun intérêt, ni aucune raison à ces arrestations dès lors que chacun exprime son avis et sa position politique dans le cadre des libertés reconnues à tous les citoyens», a-t-il dit. Il n'y a, a estimé Me Abdelmadjid Sellini, dans les opinions et positions exprimées aucune atteinte à la sécurité du pays et il n'y a pas parmi eux qui veulent du mal au pays, ou qui seraient complices de parties ou qui recevraient des ordres.
«La vague d'arrestations qui a touché des manifestants du mouvement populaire relève d'une mauvaise approche et d'une fausse stratégie politique», a poursuivi Me Sellini. Pour sa part, Maître Mustapha Bouchachi, a estimé que les charges et la manière dont les poursuites sont engagées au niveau de la justice contre les manifestants et activistes du mouvement populaire sont «politiquement motivées» et rappellent, dit-il, les pratiques des années 90. «Ces poursuites contre les militants et activiste du mouvement populaire, outre qu'elles ne respectent pas les procédures, obéissent à des motivations politiques», a-t-il indiqué, à sa sortie du tribunal de Bir Mourad Rais (Alger).
Il est attristant et regrettable, a poursuivi Me Bouchachi, que ces choses arrivent en cette période sensible dans l'histoire du pays et au moment où le régime qui veut aller vers des élections présidentielles «entrave les libertés et arrête les symboles du mouvement populaire. Evoquant les charges retenues contre le militant Samir Benlarbi, à savoir «atteinte à l'intégrité du territoire national et diffusion de publication de nature à nuire à l'intérêt national», qui lui ont valu sa mise sous mandat de dépôt, Me Bouchachi considère qu'à l'examen du dossier ces charges sont inexistantes.
«Ces poursuites et ces mesures nuisent à l'Algérie dans son ensemble», a poursuivi l'avocat, ajoutant que l'histoire retiendra qu'au moment où l'on parle d'aller vers un État de droit et démocratique, on commet ces mesures et ces poursuites et d'une manière qui ressemble à celle des années 90.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Mokhtari
Source : www.lnr-dz.com