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MCA / Projet de reprise du club par Edil Pellicano Aouf : «Certains voulaient voir des valises pleines d'argent !»



Optimisme - Pour Sid Ali Aouf, membre du conseil d'administration du Mouloudia d'Alger, le projet de reprise du club par les Italiens d'Edil Pellicano est bien parti pour aboutir, même si certains dirigeants exigent du «concret».
Il est l'initiateur du projet de reprise du Mouloudia d'Alger par des investisseurs italiens et il a refusé de faire le moindre commentaire durant le séjour de Francesco Pellicano, patron de la société du même nom, à Alger. Maintenant que les Italiens sont repartis chez eux, Sid Ali Aouf, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a bien accepté de répondre à InfoSoir au sujet de ce dossier qui a tenu en haleine toute l'opinion mouloudéenne et de nous éclairer un peu plus sur les raisons qui ont poussé certains membres du conseil d'administration d'afficher une sorte de scepticisme. A commencer par Abdelkader Bouharoua, président du conseil d'administration, qui s'est exprimé sur les ondes de la radio en affirmant que les Italiens «ont bel et bien donné leur parole pour s'engager avec le Mouloudia à travers la société mixte qui, elle, va investir, mais après la remise d'un certain nombre de documents. De notre côté, on attend du concret car la procédure risque de durer un mois ou plus». Pour sa part, Sid Ali Aouf a confirmé les dires de Bouharoua tout en ajoutant quelques précisions : «Effectivement, tout s'est bien passé entre les deux parties, sauf que maintenant il faut passer aux choses sérieuses et la partie italienne a demandé les documents nécessaires qui lui permettraient de se prononcer et d'entamer la seconde étape du projet. C'est, disons-le, le temps des procédures qui, ma foi, prendront un certain temps.» Selon Aouf, la direction du Mouloudia sera destinataire d'un courrier officiel qui précisera les documents à fournir, à savoir le bilan de l'exercice 2010 et les prévisions de clôture, voire un bilan arrêté au 30 novembre 2011 puisque l'actuel exercice n'est pas encore clôturé. «A partir de là, les futurs investisseurs pourront se prononcer concrètement», rajoutera Aouf qui n'hésitera pas à lancer une pique à certains membres du conseil d'administration : «Ceux qui voulaient voir les Italiens débarquer avec des valises pleines d'argent, comme dans un film, et les remettre aux dirigeants du club, se trompent. Ils sont même incrédules !»
Pour Aouf, ce projet est plus sérieux que ça et n'a rien à voir à ce que pensent certains dirigeants. Mieux encore, selon toujours Aouf : «A travers la société mixte algéro-italienne, les repreneurs chercheront à terme un autofinancement du club.
D'ailleurs, ils ont expliqué les raisons du retard qu'ils ont pris pour venir et pour se mettre en branle.» Dans la foulée, Aouf a tenu à confirmer qu'Edil Pellicano Algérie a bel et bien son registre du commerce et que son directeur, absent lors de la réunion de l'hôtel Saint-George avec la commission qui a été désignée pour négocier, sera le représentant de la société mère.
Pour les raisons qui l'ont empêché d'être présent à cette réunion et qui ont fait courir quelques rumeurs, Aouf dira : «Le directeur était retenu par des obligations familiales en dehors d'Alger, mais je persiste et je signe que ce projet est sérieux et devra aboutir si des interférences ne viennent pas chahuter la démarche.»
Le souhait
Finaliser le plus tôt possible
Même s'il compte prendre un peu de recul par rapport à tout ce qui a été dit jusqu'à maintenant, Sid Ali Aouf se dit confiant quant à la réalisation du projet. «Je suis fatigué et je préfère me retirer pour le moment vu que la machine est bien lancée et que les Italiens ont fait preuve de bonne foi et de confiance. Et j'espère de tout c'ur qu'on finalisera le plus tôt possible.» Aouf n'en dira pas plus et encore moins sur les motifs qui le poussent à se mettre à l'ombre alors qu'il est l'initiateur du projet et qu'on l'annonçait comme futur président du conseil d'administration. «Ce qui m'importe le plus, c'est que le MCA aille mieux et soit sérieusement pris en charge par des professionnels. Peu importe qui sera à la tête.» Voilà, Aouf est optimiste, même s'il ne dit pas tout. Alors, to be continued.
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