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MCA : Mellah se retire avant même de commencer



Les investisseurs se succèdent au MC Alger sans pour autant qu'ils concrétisent leur venue. Le dernier en date est Ryad Mellah, annoncé en grande pompe par le coordonnateur du club, le démissionnaire Omar Ghrib. Mellah a décidé de ne pas investir dans la SSPA-MCA, pour des raisons financières et son inexpérience dans la gestion d'un club de football. En fait, Mellah a été impressionné par les nombreux supporters qui s'étaient déplacés au siège du club, lesquels ont exigé le départ de Ghrib. « Suite aux nombreux commentaires relatifs à mon inexpérience dans le domaine footballistique, je ne peux pouvoir prétendre à gérer un tel monument qu'est le Mouloudia », a écrit Mellah dans une correspondance adressée aux responsables du MCA. Ce qui se passe au MCA est indigne du statut de ce grand club.
Des « investisseurs» devaient racheter la SSPA-MCA, mais sans que les négociations aboutissent. Il y a eu d'abord Ouadah qui a été qualifié par les dirigeants du Mouloudia de « marchand de rêve », puis l'Italien Pelicano traité « d'escroc » et Loungar à qui Ghrib a reproché de remettre au club un chèque « encaissable en France uniquement ». Ces épisodes et tentatives infructueuses d'attirer des investisseurs se révèlent contre-productifs pour le Mouloudia.
Au moment où les autres clubs préparent la nouvelle saison, le MCA s'enlise dans une crise aggravée par les manifestations des supporters dans la rue. Ces derniers réclament la démission de l'actuelle direction afin de permettre à Idir Loungar de racheter le club. Mais le coordonnateur du MCA, Ghrib, qui en est à sa énième fausse - vraie démission, s'oppose à la venue de Loungar. Entre-temps, la grogne des supporters ne cesse de s'amplifier, attisée par une forte mobilisation à travers les réseaux sociaux par internet.
Les luttes au sommet influent directement sur les supporters du MCA, appelés « peuple du Mouloudia » du fait de leur nombre impressionnant. Leurs manifestations devant le siège du club ou dans les rues de Bab El Oued risquent à tout moment de dégénérer. Les risques de dérapage ne sont pas à écarter et les services de sécurité tiennent les dirigeants du Mouloudia comme « premiers responsables » de tout acte pouvant nuire à l'ordre public.


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