Comment analyser l'élimination du MCA en quarts de finale face au WA Casablanca ' C'est la différence entre les joueurs qui gagnent leurs matches sur les plateaux des chaînes de télévision et ceux qui s'efforcent de donner le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain. C'est ce qui fait la différence dans la gestion d'un club. Au MCA, l'instabilité des staffs technique et administratif a pénalisé l'équipe, augmentant la pression du grand public du Mouloudia alors qu'en réalité ce genre d'objectifs est lié à un projet sportif réfléchi, avec la mise en place des mécanismes nécessaires pour se donner les moyens, surtout techniques, pour y parvenir.En somme, l'élimination du MCA est restée en travers de la gorge des milliers de fans des «Vert et Rouge». Ainsi donc, et encore une fois, la preuve nous a été donnée que les clubs algériens sont loin de renouer avec les consécrations continentales. Tout est une histoire de culture. Plus grave encore, les joueurs du MCA ont terni l'image du football algérien et l'histoire de leur club par leurs agissements en fin de partie par leur comportement inadmissible, provoquant des scènes regrettables devant les caméras des télévisions. Mêlée générale, tentative d'agression envers l'arbitre, confusion et anarchie totale, c'est ce que nous avons vu avant-hier au stade Mohamed V de Casablanca. En agissant de la sorte, les joueurs ont voulu dissimuler leurs insuffisances techniques et leur incapacité à renverser la vapeur face à un adversaire qui a visiblement perdu de sa notoriété ces derniers temps. Même Rafik Saïfi, consultant à BeIn Sport et ancien mouloudéen, a été surpris par l'attitude des joueurs à la fin du match, tout en reconnaissant la supériorité des Widadis. Là, le représentant algérien risque de lourdes sanctions qui auront un impact négatif sur le club. Mais, là où le bât blesse, c'est que certains prétendent que le Doyen est sorti par la grande porte et qu'ils sont satisfaits du rendement des joueurs. Mais qui veut-on duper ' Voilà ce qui arrive quand l'argent coule à flots et destiné à des joueurs surestimés sans le moindre contrôle de l'Etat. En tout cas, à ce rythme il n'y a pas lieu à s'attendre aux miracles. La question que l'on se pose aujourd'hui est de savoir si le Mouloudia d'Alger a l'étoffe pour gagner la Ligue des champions d'Afrique ' Nous en doutons. La réalité du terrain a «parlé» depuis belle lurette, mais personne ne veut y remédier. De nombreux joueurs n'ont pas les critères pour porter le maillot «Vert et Rouge» du MCA, et ce ne sont pas les déclarations de ces mêmes joueurs qui nous contrediront. En somme, une révolution s'impose à tous les niveaux pour un changement radical de la mentalité. Des centaines de milliards sont dépensés avec une masse salariale exorbitante pour des joueurs qui se limitent à faire de la figuration avec, comme actionnaire majoritaire, la première entreprise du pays. Un constat vraiment désolant pour un club qui aurait pu procurer tant de joie à son public, et surtout une meilleure représentativité de l'Algérie. Va-t-on retenir les leçons et tirer les enseignements de cette déception ' La question reste posée. Car, l'investissement de la Sonatrach est largement disproportionné avec les résultats. Mais «Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent et qui refusent d'intervenir», dit-on.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com