
Rien ne va plus entre Omar Ghrib et ses supérieurs de la Sonatrach. Pour cause, les déclarations du fantasque dirigeant de l'équipe mouloudéenne à une télévision privée durant lesquelles il n'a pas ménagé la firme pétrolière, propriétaire du MC Alger.Incontrèlable, Omar Ghrib ne connaît plus ses limites. A chaque opportunité qui lui est offerte par les médias, il «bombarde» amis et adversaires. Après les ex-responsables du club qu'il a accusés d'être à l'origine de l'actuelle situation du club de la capitale, le coordinateur de la formation algéroise s'en prend au sommet de la hiérarchie. Celle qui «ventile» les milliards sur Ghrib et ses starlettes. Samedi, sur Ennahar TV, Ghrib a fustigé l'absence d'aide de la part de l'institution de Mohamed-Amine Mazouzi. «Nous n'avons reçu aucun sou de cette entreprise», a-t-il pesté sans omettre de rappeler à la Sonatrach ses «obligations» envers le Mouloudia d'Alger. Ghrib qui sait pertinemment que la fin de l'ère de la vache laitière est proche, puisqu'on annonce une fin du parrainage en décembre 2017, maintient ainsi son battage médiatique dans l'espoir de tirer plus de dividendes d'une entreprise qui lui a déjà remboursé quelque 7 milliards qu'il avait réclamés au lendemain de sa radiation par la FAF en 2013, au titre d'emprunts qu'il aurait concédés au club algérois.Désormais tenue par l'obligation de contrôler ses ressources financières, la Sonatrach se contente de distiller l'argent par dose étudiée. A savoir suivant un calendrier minutieusement élaboré. Ce qui ne semble pas plaire au dirigeant mouloudéen qui n'arrive, apparemment plus, à assouvir les desiderata de ses vedettes. Hier, des responsables de la firme nationale des hydrocarbures ont rappelé à l'actuel homme fort du MCA, battu à plate couture par l'agonisant CRB samedi dans le derby algérois, ses «devoirs» dont celui lié à l'obligation de réserve qui requiert une telle fonction officielle. Ghrib n'aurait, selon des sources concordantes, pas trouvé mieux que d'incomber ces dérapages langagiers aux «questions pernicieuses» du journaliste d'Ennahar TV. Un prétexte que la direction de la Sonatrach a rejeté en rappelant à Ghrib semblables déclarations faites à des journaux. Comme pour lui dire que «si les paroles s'envolent, les écrits restent».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com