Alger - Revue de Presse

Mauvaise passe annoncée : Le poulet couve une crise



La crise qui guette la filière avicole et sa kyrielle de sous-traitants est une arme à double tranchant. D'abord sociale. 400.000 familles vivent de la volaille. Conséquence économique, ensuite. Les producteurs voient leurs trésoreries s'assécher et leurs bénéfices fondre. Des milliers d'aviculteurs risquent de faire une croix sur l'activité.

Avec quelque 400.000 producteurs et près d'un million d'emplois, dans les segments de l'élevage, abattage et la transformation, la filière avicole algérienne est menacée par la volatilité des cours des céréales, indispensables à l'alimentation des volailles. Ceci contraint cette économie agricole à une restructuration profonde. La volatilité des prix des produits agricoles met la filière avicole algérienne dans un univers de plus en plus incertain. Pour Le Dr Dahmani, expert en productions animales, les aviculteurs doivent s'armer. Le secteur n'a pas tiré toutes les leçons de la crise qui l'a frappé de plein fouet durant trois longues années. Le prix du maïs, intrant essentiel de l'aliment de la volaille, par exemple, a subi une hausse de 72% entre janvier et décembre 2007. Asphyxiés, les producteurs avaient appelé l'Etat à leur rescousse. Puis, les prix des céréales ont baissé, la filière souffle un peu mais sait qu'elle n'est pas sortie de la crise tant elle est totalement dépendante des importations massives de céréales nécessaires à la fabrication de l'aliment des volailles. Il y a à peine une année, les prix de l'aliment avaient donné des sueurs froides aux aviculteurs. La filière avait traversé une crise d'une extrême brutalité. Et l'heure était à la mobilisation générale avant que la garde baisse quand le prix de l'aliment baisse à hauteur de 10%. Une inquiétude à la hauteur de l'enjeu : la céréaliculture, c'est la colonne vertébrale de l'élevage algérien dans tous ses segments (lait, viandes rouge et blanche).

2010 s'annonce redoutable

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