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Mauvais sang : « Normaaal » Culture : les autres articles



Mauvais sang : « Normaaal »                                    Culture : les autres articles
L'Algérie est revenue bredouille. D'où ' De Tunisie et de ses Journées cinématographiques de Carthage, édition 2012. Pourquoi ' Sans doute pour des raisons (d'absence) cinématographiques. Est-ce si important ' Tout est relatif dans le milieu des festivals. Parfums d'Alger, pour ne citer que celui-ci, réalisé par Rachid Benhadj, devait briller parmi les sempiternelles vitrines du cinéma algérien. Ce ne fut pas le cas. Le jury le bouda, pire, ne le considéra aucunement. Quand on voit un film tel que Mort à vendre, Tanit d'argent, du réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi, on peut largement mesurer l'écart conséquent entre une réflexion réelle sur le cinéma et un bout de torchon simpliste et caricatural où le téléfilm côtoie le navet. Tragique et pénible.
Le pire dans tout ça, c'est d'en relever le mécontentement de l'administration algérienne et d'une certaine presse. On peut y lire ici et là des injures, des phrases assassines, et surtout des raisons totalement imaginaires. C'est simple, l'Algérie n'est pas assez considérée, pire, elle est mise sur la touche. Et si tout simplement, la raison se définissait par un cinéma, donnant tellement dans la compassion, qu'il lui serait impossible d'en trouver un mobile apparent. Car il faut se rendre à l'évidence, notre cinéma est à plaindre.
Et pas seulement au niveau des films, il faut aussi aller chercher dans l'envie totalement dérisoire de faire vivre le paysage, le quotidien du cinéma. Aucune structure intelligente, des gens incompétents à la tête d'organismes et une forme de misérabilisme envahissent les écrans impurs de nos (quelques) salles de cinéma. On ne pense pas cinéma, on se fait mousser en produisant des 'uvres totalement obsolètes qu'elles en deviennent périmées. Nous sommes en 2012 et parfois j'ai la désagréable impression d'être encore dans les années 1970. Et encore, il y avait à cette époque de forte censure des films époustouflants qui s'en démarquaient et surtout une industrie honorable.
Bref, aucun prix aux JCC ' J'irais plus loin en clamant (tristement) qu'il n'y aura aucune reconnaissance internationale de ce cinéma qui n'avance plus, creuse profond dans les méandres d'un communautarisme ambiant et désolant, et qui finalement suscite moqueries et incompréhension. Existe-t-il une alternative ' Oui, ne pas sombrer dans l'aigreur, boire son café rapidement et continuer à crier son dégoût tout en créant, en parallèle, une autre aventure, plus excitante et qui se nomme «cinéma». Leurs (beaux) enfants sont là, nous les connaissons. Dommage que nos administrateurs feignent de les (re)voir.
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