
Les matinales de Care (Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise), tenues hier à Alger, ont été consacrées à la thématique de l'existence (ou pas) d'un lien entre la startup (entreprise en démarrage) et la PME (entreprise déjà établie).Younès Djama - Alger (Le Soir) - Pour répondre à cette problématique, le réseau a accueilli un des siens établi au Canada. Il s'agit de Ghani Kolli, un entrepreneur en série et un professionnel de la vente et marketing, cumulant près d'une quinzaine d'années d'expérience principalement dans le secteur des technologies de l'information. Ce conférencier sur les thèmes de l'entrepreneuriat, marketing numérique et l'innovation d'affaires, estime d'emblée qu'a priori, aucun lien n'existe entre ces deux entités, tout en souhaitant de créer ce lien «d'une façon intéressée dans le cadre d'une relation économique entre les deux, ou bien par un potentiel humain». Selon lui, les pouvoirs publics crient haut et fort pour migrer vers l'après-pétrole, encore faut-il savoir où aller. «Il faut d'abord qu'on choisisse les domaines vers lesquels on veut aller. Est-ce que les technologies de l'information et de la communication font partie de cet axe stratégique ' Où est la pétrochimie ' Il faut d'abord résoudre cette problématique », relève le conférencier qui ajoute qu'«entre-temps, la startup, tant en Algérie que chez les pays voisins, joue un rôle primordial, aujourd'hui malheureusement quasiment insignifiant en raison du fait que l'écosystème ne lui est pas favorable». Un écosystème qui suppose une «interconnexion entre les différentes parties prenantes de l'environnement économique, mais aussi politique», pour qu'on puisse intégrer les startups dans cette sphère et les aider à devenir des TPE (toutes petites entreprises) et ultérieurement des PME (petites et moyennes entreprises) et voire même des grandes entreprises», note Ghani Kolli. Il propose à cet effet une modélisation de l'écosystème. Il émet le souhait de voir des institutions à l'instar de Care «prendre en charge la mise en commun entre les différents acteurs ou des joueurs comme le paraphraser. Tout comme dans le football, nous avons dans le monde de l'entrepreneuriat des joueurs plutôt bons mais il nous manque certains joueurs, pour autant nous n'avons pas d'équipe encore», à ce moment, il y a lieu de faire deux choses. «En premier lieu, renforcer les joueurs qui manquent à l'équipe, et dans le cas concret de l'entrepreneuriat ce qu'on appelle les preneurs de risques (capital- risqueurs) notamment sur l'aspect légal pour qu'on puisse dynamiser et libérer les initiatives entrepreneuriales en Algérie, et aussi alléger le fardeau fiscal et surtout bureaucratique», commente l'invité de Care. Encore là , ce n'est pas pour autant gagné, selon Kolli, dans la mesure où usant toujours de métaphore, le «ballon ne circule toujours pas bien entre les différents joueurs», qui est la principale exigence pour gagner la compétition de l'entrepreneuriat dans notre pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y D
Source : www.lesoirdalgerie.com