Elle est absente au 16e Salon international de l'automobile d'Alger (Siaa). Pis encore, la petite citadine Maruti 800, une voiture fabriquée en Inde et appartenant majoritairement au Groupe japonais Suzuki, introduite en Algérie en 2000 par le groupe Elsecom Automobile et qui, depuis, n'a pas cesser de gagner des parts de marché, ne sera plus vendue chez nous. C'est ce que nous a confirmé le chargé commercial du Groupe Elsecom Automobile, rencontré dernièrement sur son stand au Siaa. Selon ce dernier, le Groupe Elsecom Automobile a cessé toute commande de Maruti 800 avec son fournisseur indien. «La réglementation en vigueur sur les conditions d'importation de véhicules ne nous permet plus d'importer ce type de véhicule tel qu'il est produit actuellement», nous a clairement expliqué notre interlocuteur.
En fait, la Maruti 800, qui ne possède pratiquement pas d'équipements de sécurité, tombe sous le coup de la réglementation qui stipule que l'autorisation d'importation n'est délivrée par les services compétents que si le véhicule est muni d'équipements de sécurité essentiels, c'est à dire l'airbag frontal et le système de frein ABS. Ce dont la Maruti 800 est dépourvue. La petite voiture n'a jamais eu ces équipements, ce qui a d'ailleurs permis de réduire son coût à la production et son prix à la vente. Et ça n'a pas empêché cette citadine de cinq portes, depuis son introduction en Algérie, de gagner la confiance de milliers de citoyennes et citoyens. Mais combien sont-ils parmi eux à ne s'être intéresser qu'au prix de ce véhicule faisant fi du reste (ndlr : l'équipement de sécurité) ' Une majorité, compte tenu fait de son prix défiant toute concurrence pour ne pas dire imbattable (270 000 dinars pour la base) aux premières années de sa commercialisation en Algérie. Quelques années après, elle était proposée à 395 000 dinars. La formule crédit bancaire aidant, le volume de ventes a quasiment doublé. Et même vendue à 470 000 dinars et au comptant (le crédit auto ayant été supprimé par la loi de Finances complémentaire de 2009), la Maruti 800 est restée très populaire et a enregistré des chiffres de ventes importants.
Et si elle a continué à être la voiture la moins chère du marché, elle est aussi restée la moins dotée en matière d'équipements de sécurité. C'est pourquoi nous avons demandé au responsable commercial auprès du stand d'Elscom Automobile si son Groupe allait demander au constructeur indien de renforcer la sécurité sur les Maruti 800, pour pouvoir continuer à les vendre en Algérie. Ce dernier nous a répondu tout de go : «Un renforcement rendrait la Maruti 800 très chère et donc nous préférons exclure de nos registres de vente cette citadine.» C'est ainsi la fin du règne de la petite citadine indienne en Algérie. La mascotte d'Elscom Automobile n'est plus qu'une histoire qui se conjugue déjà au passé.
Z. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ziad Abdelhadi
Source : www.latribune-online.com