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Marine sur les traces de l'ex-ministre de la défense



Marine sur les traces de l'ex-ministre de la défense
Les mots, les images et les raccourcis haineux de Marine Le Pen parlent en fait à la jeunesse française avec l'objectif évident de diviser, d'exacerber les tensions. La patronne du Front National a saisi la perche tendue par le sinistre Longuet pour piocher dans les poubelles de l'histoire de quoi nourrir ses thèses. Pratique habituelle de la France grise. La patronne du Front National, Marine Le Pen, ajoute naturellement son grain de sel dans l'affaire du bras d'honneur de l'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy. Elle se réjouit de ce geste répugnant et en profite pour attiser les feux de la haine en déblatérant sur le thème de la réconciliation Algéro-française. Le geste de Gérard Longuet en réaction à la question de la reconnaissance des crimes coloniaux a ainsi fait plaisir à Marine Le Pen qui y voit un peu de franchise et de spontanéité dans la vie politique française. « Il m'a fait plaisir », « enfin un peu de franchise et de spontanéité dans la vie politique », a-t-elle déclaré à propos du bras d'honneur qu'avait opposé Gérard Longuet à une demande d'Alger exigeant que la France reconnaisse les crimes du colonialisme. Ce geste de l'ancien ministre, filmé par une chaîne de télévision française en toute fin d'une émission politique, a suscité une controverse en France et a été violemment condamné en Algérie, sans qu'il n'y ait eu de réaction officielle d'Alger. Interrogée par journalistes sur ce thème d'une repentance de la France et d'une réconciliation entre les deux pays après la guerre de libération, la présidente du Front national Marine Le Pen a répondu qu'«avec les réclamations qui sont faites par le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbes», «à mon avis on ne peut pas se réconcilier». Elle a accusé le ministre Mohamed Cherif Abbes de tenir à l'égard de la France un discours systématiquement absolument insultant, très excessif. Un confrère avait écrit ; Si Gérard Longuet avait été un «Français d'Algérie», il aurait intégré sans l'ombre d'un doute l'OAS et ses commandos de tueurs-plastiqueurs, la «Main rouge», ou les escadrons de la mort de l'armée coloniale. Il s'y prêtera volontiers, se portera volontaire pour exécuter et la corvée de bois et le supplice de la baignoire à la villa Sésini ou ailleurs. Mais Longuet avait tout juste huit ans lorsque la guerre de Libération éclatera.
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