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Manque criant d'infrastructures



Manque criant d'infrastructures
Préoccupations n A la cité AADL d'El-Malha, l'insécurité n'est pas l'unique problème. Loin s'en faut.Les habitants de la cité attendent encore et toujours que les autorités locales de la wilaya d'Alger réalisent «enfin» au moins une Maison de jeunes. «Maintes correspondances ont été adressées dans ce sens à la direction locale de la jeunesse et des sports ainsi qu'aux services concernés au niveau de la wilaya d'Alger sans qu'il y ait, pour des raisons que l'on ignore, une suite favorable à toutes nos doléances» se sont insurgés les résidents de la cité rencontrés sur place. Ce n'est pas tout. «Nos enfants ne disposent d'aucune aire de jeu, une fois l'école terminée. Les espaces verts sont inexistants. C'est inadmissible», a encore soutenu un de nos interlocuteurs. Pourtant, les pouvoirs publics, dans leur politique de relogement avaient maintes fois promis «d'en finir avec les cités dortoirs». «Nos cités seront des cités intégrées. Il va y avoir tout ce dont ont besoin les résidents», avait affirmé Ilyes Benidir alors qu'il était directeur de l'Agence de l'amélioration et du développement du logement (AADL). Le constat a été établi depuis belle lurette : nos cités sont hideuses, sans attrait, sans vie ni âme alors qu'on croyait que les choses allaient changer avec la création d'un observatoire de la ville aux missions bien précises : repenser la politique de la ville, de fond en comble. «Cet observatoire sera un outil très important qui contribuera à trouver les solutions idoines aux problèmes que connaissent les villes dans notre pays», a indiqué le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, lors de l'installation de l'Observatoire national de la ville chargé de l'amélioration du «cadre de vie du citoyen à l'intérieur des villes algériennes». Un responsable de l'urbanisme de la wilaya d'Alger promettait, en 2011, à la presse : «Nous allons assurer de véritables villes indépendantes disposant de tous les équipements nécessaires.» Le président Abdelaziz Bouteflika, lui-même, a répété plusieurs fois que c'en était fini des cités-dortoirs, mais rien ne change. La situation est toujours la même et le mal des «nouveaux» relogés semble s'éterniser. Alger a enregistré de nombreux ratages, ces dernières années, et les chantiers prévus pour sa modernisation sont restés lettre morte. Le défi est, certes, de taille, au vu des nombreuses défaillances sur tous les plans (urbanisme, propreté, infrastructures, lieux de détente, animation culturelle?), mais si les démarches entreprises depuis le début des années 2000 étaient exécutées judicieusement, la situation aurait été, sans nul doute, meilleure. L'exemple des nouvelles cités est la meilleure preuve du bricolage qui caractérise les initiatives du gouvernement.


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