Alger - A la une

«Mamadou El Cordonnier»



Par Kader Bakou
«Mamadou, n'biilek hadja '» (Mamadou, je te vends quelque chose '), demande un jeune Algérois à un jeune cordonnier originaire d'un pays d'Afrique sahélienne.
«Ma tbiili, ma n'biilek !» (tu ne me vends rien et je ne te vends rien), lui répond, sec, le cordonnier «clandestin», installé dans une rue d'un quartier populaire.
Mamadou est un des nombreux jeunes immigrants travaillant comme cordonnier dans les rues d'Alger. Les gens, surtout les femmes, préfèrent avoir affaire à eux à cause, notamment, de leur honnêteté et de leur bonne éducation. Mamadou a appris l'arabe à la perfection. Sa réponse au jeune Algérois, en parler populaire, veut dire qu'il le soupçonne d'être un type louche ou un voleur et qu'il ne veut donc pas traiter avec des gens de son acabit.
Avec le temps, Mamadou est aussi devenu un «oulid el houma», un enfant du quartier.
Tout comme «Hamma El Cordonnier», l'histoire de «Mamadou El Cordonnier» mérite toute une pièce théâtrale.
K. B.
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