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Malgré les promesses des responsables : Alger reste inaccessible aux personnes handicapées



Les handicapés moteurs ont tout le mal du monde à se déplacer à Alger. Malgré toutes les promesses et engagements, moult fois réitérés par différents responsables, la première ville du pays demeure «inhospitalière» pour cette frange de la société.Dans les principales routes, telles que Didouche Mourad, Larbi Ben M'hidi ou Hassi Ben Bouali, les trottoirs, les commerces et autres structures publiques ou privées sont rarement adaptés pour faciliter l'accès aux personnes en fauteuil roulant. Même si, par endroit, cela arrive de rencontrer une voie prévue pour faciliter le passage des handicapés, cela demeure, néanmoins, insuffisant. Alger, que ce soit le centre ville ou les nouvelles agglomérations et cités récemment réalisées, manque de plan global en mesure de permettre aux personnes souffrant d'handicap d'y entrer et d'en sortir sans encombre et sans devoir faire appel à l'aide d'autrui. «Nos villes sont conçues de manière à nous rendre la vie impossible... », s'indigne un handicapé en fauteuil roulant rencontré au centre de la capitale.
Après lui avoir donné un coup de main, en mettant sa chaise roulante sur le trottoir, il dira qu'il est obligé, à chaque fois, de demander aux piétons de l'assister pour monter ou descendre d'un trottoir. Pour éviter de «déranger les gens à chaque fois», certains préfèrent marcher sur la voie automobile, avec tous les risques que cela comporte, nous dira notre interlocuteur. Pourtant assurer une mobilité facile sur les routes des centres villes et les voies principales des agglomérations est le minimum que l'on puisse assurer à cette catégorie de citoyens.
Cela, d'autant que dans la plupart des commerces, des administrations, voire des établissements de santé, l'aspect architectural des édifices ne prend jamais en considération les personnes handicapées. «Dans plusieurs édifices et structures publics, des passages et portes pour handicapés existent, mais parfois sont fermées ou abandonnés», fait remarquer le parent d'une personne souffrant d'handicap. C'est dire qu'il ne suffit pas d'inclure dans les plans architecturaux des espaces adaptés à cette frange, mais il est aussi nécessaire de changer la mentalité des gens.
A commencer par les transports des voyageurs. Si les bus de l'ETUSA ont aménagé de sièges à cet effet, leur respect est parfois problématique. Pour le privé, l'on se fout tout bonnement que la personne qu'elle soit en bonne santé ou malade, le plus important n'étant autre que de payer son ticket. Outre les personnes en fauteuil roulant, bien d'autres citoyens ayant un handicap visuel ou mental souffrent le martyr à Alger. L'incivisme, l'état de la chaussée, le non respect du code de la route par les chauffards sont autant de problèmes qu'ils rencontrent au quotidien. Pourtant, mettre à leur disposition les moyens et commodités nécessaires pour leur faciliter la vie n'est pas une aumône, mais un droit.
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