«Il est exclu que le programme du Hadj soit perturbé à cause du pont aérien établi entre l'Algérie et le
Soudan». Voilà ce que nous affirme un voyagiste. Sortant un tableau des
programmes des vols sur les Lieux Saints, il ajoute : «de toute manière, la
pression aura lieu après le 19 de ce mois». Par pression, il entend le nombre
de rotations en direction de La Mecque. En effet, le simple examen du tableau
qui nous a été soumis indique que les derniers vols sont programmés pour le 23
novembre. A partir du 20, il y aura 3 dessertes par jour spécial Hadj. Déjà
hier, il y a eu un départ d'Es-Sénia vers Djedda dans la matinée qui sera suivi
par deux autres en milieu de journée et à la fin de l'après-midi. Apparemment,
Air Algérie et VSA, une compagnie saoudienne chargée de transporter les Hadji,
ont opté pour des gros porteurs transportant 200 personnes lors de chaque
voyage. Au niveau d'Air Algérie, il ne nous a pas été possible d'avoir d'autres
informations, parce que les locaux et siège de cette compagnie avaient les
rideaux baissés durant toute la journée, ceci parce que ses agents se trouvent
mobilisés au Palais des Sports pour délivrer les billets aux supporter de l'EN
partant vers Khartoum.
Un agent d'une autre agence de voyage nous confirme que le plan des
départs vers Khartoum a été bel et bien établi par la direction d'Air Algérie.
Pour lui, cela suppose que la direction de l'Aviation civile soudanaise a
validé ce plan, puisqu'il est mis désormais à la disposition des agences de
voyage, notamment celle où il travaille. Catégorique, lui aussi nous confirmera
que le programme des vols sur La Mecque ne sera en aucun cas perturbé. Il
exclut le recours d'Air Algérie à l'affrètement d'avions chez d'autres
compagnies étrangères. Par contre, il prévoit de grandes perturbations des vols
domestiques durant les deux ou trois jours à venir. Sur un autre plan, parlant
en connaisseur du domaine de l'aviation civile, il estimera que c'est la
question des équipages qui risque de se poser à Air Algérie et non celle des
avions.
Par ailleurs, aucune agence de voyage n'a été en mesure de nous fournir
des informations exactes sur le nombre de vols qui partiront d'Es-Sénia vers
Khartoum. «Nous n'avons pas été associés à cette opération», nous dira un
voyagiste, avant d'ajouter : «nous avons attendu toute l'après-midi un
quelconque signe». Il avouera que l'opération d'acheminer dix mille spectateurs
et d'assurer leur retour en quarante-huit ou soixante-douze est titanesque. «Ce
n'est pas une mince affaire. Bravo pour Air Algérie de se fixer un tel défi».
Tous nos interlocuteurs ont été incapables de nous informer sur le nombre de
vols en partance de l'aéroport d'Es-Sénia vers celui de Khartoum. Cependant,
deux jeunes, dont l'un porte soigneusement un petit sachet en plastique où il a
rangé son passeport et son ticket de voyage, nous ont assuré qu'au moins trois
vols devaient partir d'Oran à destination du Soudan. «Nous, on prend celui de
trois heures du matin», lance l'un avec fierté. Son émotion de pouvoir partir
soutenir les «Verts» l'a amené à nous fournir même le nom de celui qui lui a offert
le prix du billet. Notons que ces jeunes n'ont aucune indication sur les
mesures sanitaires à prendre pour éviter certaines maladies tropicales
sévissant au Soudan. Ils ne s'en soucient même pas... tellement ils sont
heureux de partir.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com