
« Quand j'ai appris que la wilaya d'Alger organisait des événements culturels, notamment dans le cadre du mois du patrimoine, je me suis dit qu'il serait intéressant de voir comment la musique algérienne se porte puisqu'en France on n'a qu'une image déformée par nos propres services de communication et nos propres services de production », a-t-il déclaré. Interrogé sur ses impressions notées au cours de sa première investigation qui a eu lieu, jeudi dernier au complexe Laâdi Flici, à l'occasion du show donné par Youcef Dali, il dira : « J'ai l'impression de comprendre que la musique telle qu'elle est jouée ici, est très, très différente de ce qu'on sait de la musique kabyle d'il y a peut-être 50 ans. En tant qu'historien de la musique, il serait intéressant de voir les évolutions qui ont eu lieu entre l'objet de recherche qu'est la musique en période de guerre et la musique d'aujourd'hui avec l'arrivée dans la musique algérienne de tout un tas d'instruments... qui rend la musique kabyle plus proche de nos standards musicologiques occidentaux ». D'autres rendez-vous musicaux sont inscrits dans l'agenda du chercheur, qui se frotte déjà les mains à l'idée d'assister à la soirée typiquement chaâbi, qui aura lieu prochainement à l'établissement Arts et Culture. « Je vais venir à toutes les soirées organisées ici et en particulier à la soirée prochaine où plusieurs musiciens vont se produire. Et je serais également présent pour le mois du patrimoine qui aura lieu incessamment avec normalement des musiques traditionnelles au sens traditionnel du terme », a-t-il révélé. Il y a du pain sur la planche, comme dirait l'autre. « Je vais à la fois travailler sur les archives du conservatoire de la wilaya d'Alger, du conservatoire des autres régions et des archives nationales d'Algérie, pour avoir un aperçu général de la musique algérienne, de ce qu'a été l'évolution de la musique algérienne depuis 1900 jusqu'à 1962. Période durant laquelle se sont opérées les bases des transferts musicaux entre la France et l'Algérie. Je ne sais pas ce que je vais trouver encore, mais si on regarde la musique actuelle de la France et de l'Algérie, on constate qu'on partage beaucoup de choses en commun », a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Douik
Source : www.horizons-dz.com