Le Mouvement de la société pour la paix invite à la mise en place d'un climat politique consensuel, et ce, en libérant tous les détenus d'opinion sans exclusion aucune, même ceux relevant de « la tragédie nationale ».M. Kebci - Alger (le Soir) - Le mouvement dit prendre acte de la libération d'ex-hauts responsables, dont ont accouché les procès en cours dans le pays, pour appeler à la généralisation de cette démarche à la libération de tous les détenus d'opinion dont notamment ceux de « la tragédie nationale ». Ce qui permettra, selon le mouvement islamiste, la mise en place d'un climat politique consensuel, équitable et ouvert en matière de liberté des médias et l'agrément des partis et autres associations.
Dans un communiqué sanctionnant la réunion hebdomadaire de son bureau national, le parti que préside Abderezzak Makri estime que la construction d'un avenir prometteur pour l'Algérie commence, inévitablement, par la consécration de la volonté populaire véritable, sans aucun tutorat, et la confiance totale en les choix du peuple et la non-reconduction des expériences passées ayant conduit aux crises que le pays endure. Pour le MSP, la toute première bonne intention dans cette optique commence par un dialogue sincère autour du projet de loi portant code électoral et le planning électoral.
Un dialogue avec les partis politiques influents, en sus de la révision de la composante de l'instance nationale indépendante des élections. Et de se féliciter dans la foulée de « la considérable » réussite de la conférence politique tenue, samedi dernier, exprimant la disponibilité du mouvement à appuyer de tout son poids le projet national rassembleur annoncé à l'occasion, pour faire face aux défis extérieurs et la réussite des réformes. Par ailleurs, le bureau national du MSP a évoqué les propos tenus par l'ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et d'autres hommes d'affaires, lors du procès en appel du dossier du montage automobile et du financement de la campagne du cinquième mandat avorté du président de la République déchu.
Des propos graves, selon le mouvement, qui démontrent le degré de déviation dont étaient victimes les institutions de l'Etat, mettant le doigt sur la nécessité d'élargir les enquêtes à d'autres bénéficiaires de ces indus avantages. Ceci, non sans avertir que ces dérapages sont à même de se reproduire dans le cas de l'échec de la véritable transition démocratique qui garantit la consécration des normes de la bonne gouvernance.
Le MSP chez le FFS
Par ailleurs, une forte délégation du MSP, conduite par son président, Abderezzak Makri, s'est rendue, avant-hier jeudi, au siège du FFS pour une rencontre. Et, c'est paradoxalement le doyen des partis de l'opposition qui a fait part de ce conclave tenu, nous l'a précisé, hier vendredi, un responsable du FFS, à la demande du parti islamiste.
Dans un communiqué laconique sur son site officiel sur Facebook, le FFS a, en effet, annoncé que des membres de sa direction nationale ont reçu une délégation du MSP conduite par son président, Abderezzak Makri. Lors de cette entrevue, les deux partis ont «échangé les points de vue sur la situation politique du pays et sur nombre d'autres dossiers».
Le FFS soutient avoir «réaffirmé à l'occasion ses positions concernant l'enclenchement d'un processus politique et d'un dialogue national inclusif, à l'effet d'arriver à des solutions consensuelles à la crise du pays à multiples facettes».
M. K.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com