Alger - A la une

Makri appelle à une conférence nationale



Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) réitère son invitation au président de la République, auquel il souhaite un «prompt rétablissement», de «ne pas signer» la Constitution adoptée le 1re novembre dernier à l'effet de s'engager dans un processus politique autre que celui adopté depuis décembre dernier et qui a, selon lui, «lamentablement échoué».M. Kebci - Alger (Le Soir) - Abderrazzak Makri exhorte le président de la République auquel, au passage, il souhaite un «prompt rétablissement», à «ne pas parapher et promulguer la Constitution adoptée», dans les conditions que l'on sait, lors du référendum du 1er novembre dernier. Un référendum à l'occasion duquel le taux le plus faible de participation des électeurs a été enregistré dans une consultation électorale, mais dont les résultats ont été validés par le Conseil constitutionnel en dépit des appels à l'endroit du pouvoir de nombre d'acteurs politiques et associatifs en vue d'une lecture politique de ces résultats.
Un texte qui n'attend que la signature du chef de l'Etat avant sa promulgation dans le Journal officiel. Une ultime phase, donc, que le président du MSP souhaite ne pas intervenir en exhortant le promoteur du projet d'amendement constitutionnel à en faire l'impasse pour, selon lui, n'avoir pas suscité le consensus le plus large que requiert pareil texte appelé à incarner le rôle de la première loi du pays.
Un chef de l'Etat, à propos de la santé duquel Makri invite, par ailleurs, à «plus de transparence» à l'effet, expliquera-t-il, de «couper court aux rumeurs» y afférentes. Une absence de transparence qui, selon lui, a donné lieu, également, à des «scénarios des plus invraisemblables». Un état de santé du premier magistrat du pays qui donne, selon le chef islamiste, à bien d'esprits «des idées et de l'appétit». Du monde qu'il exhortera à «ne pas privilégier l'intérêt personnel au détriment de celui de tout un pays». Et de signifier à ce beau monde que le parti qu'il dirige est «prêt à tous les scénarios», lui qui affirme clairement être disponible pour le partenariat, mais pas pour la participation comme ce fut le cas jusqu'ici avant que le mouvement ne claque la porte du gouvernement. Un partenariat sur la base «d'élections transparentes», précisera encore Makri qui appelle, par ailleurs, à une conférence inclusive pour «faire face ensemble aux dangers et aux défis auxquels fait face le pays».
Evoquant la dernière résolution du Parlement européen concernant la situation des droits de l'Homme en Algérie, le président du MSP soutiendra que ce document a été rédigé dans un style colonialiste, se référant aux ordres donnés aux autorités algériennes qui défient toute éthique». Pour lui, «aucun Algérien libre ne peut être insensible à cette ingérence et l'accepter».
Makri ne s'arrêtera pas à la forme de cette résolution puisqu'il relèvera dans son fond une « grave atteinte à l'identité nationale en se basant sur des associations non démocratiques et sans ancrage dans la société algérienne». Pour lui, cette résolution étale au grand jour «l'hypocrisie des forces coloniales et leur duplicité dans la défense d'activistes sans les autres». Le président du MSP estime que cette sortie du Parlement européen, qui constitue une «provocation au peuple algérien» et qui «n'aurait jamais intervenu si le pouvoir en place n'était pas faible», s'inscrit en droite ligne du projet de révision constitutionnelle dont elle constitue une «suite». D'où, d'ailleurs, son appel réitéré au chef de l'Etat de ne pas parapher et de ne pas promulguer ledit nouveau texte.
Dans la foulée, il réclame la «révision» de l'accord d'association du pays avec l'Union européenne, un accord qui a été en défaveur de l'Algérie pour avoir détruit son économie et «fragilisé» davantage ses divers systèmes, dont celui notamment de la santé.
M. K.
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