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Maison des arts et de la musique (Kouba) : sur un air de fête Alger : les autres articles



Maison des arts et de la musique (Kouba) : sur un air de fête                                    Alger : les autres articles
Tenant à satisfaire un public apparemment connaisseur, les enseignants ne se lassaient pas de rassurer leurs élèves au moment même de l'ouverture de la cérémonie.
La maison des arts et de la musique de l'Appreval (Kouba) a abrité, samedi dernier, une séance de remise de diplômes aux lauréats. Cette cérémonie a été organisée par le conservatoire d'Alger et ses annexes, sous l'égide de l'établissement Arts et culture. Vers 13h30, toutes les places de la grande salle de cette magnifique infrastructure culturelle étaient occupées par des convives venus exceptionnellement pour féliciter leurs proches détenteurs des prix décernés.
Une ambiance festive s'est emparée des lieux avant même le lancement du programme élaboré à cette occasion. Tenant à satisfaire un public apparemment connaisseur, les enseignants ne se lassaient pas de rassurer leurs élèves au moment même de l'ouverture de la cérémonie, merveilleusement rythmée par des chants et des mélodies présentés par les élèves du professeur Kamal Belkhodja.
Magistralement dirigé par l'élève Laras Soraya, l'orchestre andalou a bercé le public en lui offrant des airs comme inkilab sika, dardj sika et ikhlas sika. Profitant d'une pause, M. Allaouchiche, responsable de l'annexe de l'Appreval, a désigné quelques représentants locaux pour décerner les prix aux lauréats.
Abordé, le jeune A. Merroche, détenteur du 2e prix attribué aux amateurs de la musique chaâbie, a dévoilé ses ambitions : «Cette formation me permettra d'assurer un contact avec les artistes et les fans. Toutefois, je souhaite participer à des galas afin de vaincre le trac. Je souhaite aussi faire partie des troupes en tournée dans le pays ou à l'étranger», a-t-il déclaré d'une manière pleine de spontanéité. Pour sa part, le jeune artiste, B. Bouchenine, dont la spécialité est la guitare, a affirmé qu'il a travaillé 4 heures par jour pendant 45 jours pour présenter Asturias, une 'uvre d'Issac Albinez, qui lui a permis de décrocher le 1er prix.
«J'ai sué pour atteindre ce niveau, mais je dois travailler encore davantage pour acquérir plus d'expérience», a-t-il soutenu. La lauréate N. Benhamouda, également étudiante en sciences politiques, a préféré être présentée en tant que disciple d'El Hadj M'hmad Benchaouch, âgé de 86 ans et doyen du conservatoire d'Alger. «J'ai assisté avec beaucoup d'assiduité aux cours de ce grand maître. J'ai décroché deux fois le 2e prix avant d'arracher le 1er. Mais je dois toujours me perfectionner. Quant au public, je l'ai déjà affronté et je l'affronterai encore», a-t-elle assuré en souriant. Un autre jeune artiste heureux, en l'occurrence, R. Touati, a attesté aussi qu'il avait reçu deux fois le 2e prix. «Par la force du travail, je suis parvenu à décrocher cette année le 1er prix, mais j'avoue qu'il n'y a pas d'artiste parfait», fait-il observer. Expérimenté, le professeur M. Bouaâfia adopte un autre discours.
«Je regrette l'absence des représentants du ministère de la Culture, du wali dans une telle cérémonie. Leur présence nous encourage, car s'ils étaient là, les cadeaux attribués auraient pu être des livres de musique au lieu de présents symboliques. Ces représentants auraient pu aussi apprécier le travail effectué par l'administration et en pédagogie», a-t-il regretté. Juste après la séance de remise des prix, le talentueux spécialiste de piano classique, A. Baghdali, a fasciné le public en jouant Sospiro, une partition de F. Liszt, qui signifie soupir. Interrogé à l'écart, il a reconnu qu'en-dehors des études, les jeunes peuvent entreprendre des activités avantageuses pour leur formation.
«La musique classique représente une partie de ma vie. Je souhaite devenir informaticien, mais aussi un pianiste évoluant dans un orchestre de renommée mondiale. Toutefois, si les jeunes de mon âge se désintéressent de la musique, c'est par manque de moyens», a-t-il observé. Cette dernière remarque a été renforcée par Y. Touati, responsable du conservatoire central d'Alger : «Notre souhait est de voir édifier dans chaque circonscription un conservatoire. Avec ces structures, on récupérera des milliers de jeunes en les arrachant à la délinquance», a-t-il conclu.
Bonjour!
Bouaichi Lina Racha - Rien - Alger, Algérie

19/01/2017 - 322106

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