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Mahmoud Rachdi appelle à une gauche plurielle



Mahmoud Rachdi appelle à une gauche plurielle
Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le Parti socialiste des travailleurs (PST). Alors que des formations politiques qui l'ont précédé, sont parvenues à se faire un nom en s'enracinant au sein de la société, le PST, lui, n'arrive toujours pas à sortir des sentiers battus, celui de l'anonymat. Une situation qui ne semble pas le déranger outre mesure, du moins, c'est l'impression que nous ont donné ses représentants à l'occasion de la conférence de presse qu'ils ont animée, hier, à Alger. S'adressant à la presse, Mahmoud Rachdi, le secrétaire général du parti, nous a fait un «cours magistral» sur les événements du 8 Mai 1945 et sur l'histoire du Mouvement nationaliste algérien, en mettant en exergue la contribution de l'Etoile nord-africaine (ENA) née de la classe ouvrière, dit-il. Prenant à contre-pied tout le monde, l'orateur au lieu de faire un bilan de la campagne électorale et des meetings animés par son parti en prévision des législatives du 10 mai, s'est lancé dans une série d'attaques ayant pour cible le gouvernement. Selon lui, «plus de 30% des Algériens en âge de travailler sont, aujourd'hui, chômeurs». Evoquant le mouvement de protestation déclenché par les 3000 travailleurs du complexe Cevital de la wilaya de Béjaïa, en réponse à la décision prise par la direction de licencier 16 d'entre eux afin de les empêcher de créer une section syndicale, Mahmoud Rachdi, tout en réitérant sa solidarité avec le collectif, a lancé à l'occasion, un appel à toutes les instances pour qu'elles se joignent au mouvement.
Autre point sensible, le logement que M.Rachdi a soulevé en se posant cette question: «Pourquoi cette crise ne fait que s'amplifier, alors qu'on nous annonce que des millions de logements sont construits chaque année'». Dénonçant sans les nommer, les barons du foncier et du bâti, le conférencier s'interroge: «Pourquoi n'existe-t-il pas encore un fichier national'». Au cours de son intervention, il n'a pas manqué de soulever certains problèmes qui freinent l'Ecole et empêchent le secteur de l'enseignement de se développer et de s'améliorer. «L'enseignement dispensé au niveau des écoles est de piètre qualité et les salles de cours sont toujours très chargées avec parfois jusqu'à 45 élèves par classe.»
Visiblement très remonté, il ne comprend pas pourquoi en 2012, il existe encore des établissements ou des classes qui ne sont pas chauffées. Revenant, enfin, à la campagne électorale, le secrétaire général du PST n'a pas voulu trop s'y étaler, se contentant de quelques généralités destinées à dédouaner le parti de son incapacité à séduire les foules et les convaincre d'adhérer à ses thèses. «Nous sommes présents avec 6 listes, essentiellement dans les wilaya de l'est, de l'ouest et du sud du pays. Nous ne nous attendons pas à avoir des élus, mais si nous en avons un, ce serait un bonus», a-t-il confié.


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