Alger - Revue de Presse

Madani Mezrag évoque une «nouvelle initiative»



A quoi joue l’émir de l’ex-AIS ? Les récentes déclarations de l’ex-émir de l’Armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, réinstallent l’inquiétude parmi les Algériens quant à la possible remise en selle d’un FIS version Mezrag. En effet, ce dernier, suggère ni plus ni moins «l’imminence» de la création d’un parti politique islamiste sur les décombres de l’ex-FIS, dans son communiqué de vendredi. Il soutient qu’une «nouvelle initiative» sera lancée par l’Etat «prochainement» en direction des terroristes encore au maquis. De son côté, il tente, depuis quelque temps, d’exhorter par tous les moyens ses «frères de combat» au maquis à déposer leurs armes et descendre pour saisir cette initiative. Et faut-il le dire, l’ex-émir de l’armée du FIS dissous semble avoir cette fois de sérieuses assurances pour s’agiter aussi publiquement, malgré le rappel à l’ordre du ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, qui a clairement désigné la ligne rouge à ne pas franchir à cet activiste en lui signifiant qu’il n’est pas question d’agréer un néo-FIS. Le ministre est d’autant plus logique dans sa démarche que la loi portant réconciliation nationale exclut clairement de l’activité politique ceux qui sont à l’origine de la tragédie nationale, et Mezrag y figure en bonne place. Mais ce dernier fait tout comme si le ministre n’a rien dit en s’accrochant mordicus à son projet de créer un parti. Bien que l’on ne soit pas encore face à ce scénario catastrophe, rien ne dit, devant le mutisme des autorités, que la partition ne soit pas déjà en pleine exécution. Mezrag annonce même le mode d’emploi de ces mesures. «De nouvelles offres doivent être avancées, mais l’Etat et les insurgés doivent faire la moitié du chemin, chacun de son côté, pour trouver une issue», précise-t-il. Alors de deux choses l’une: soit l’émir national de l’armée islamique du salut est effectivement chargé de cette mission pour faire adhérer les «terros» au maquis à la réconciliation nationale, soit il ne fait que jouer la danse du ventre comme à la veille de chaque scrutin pour espérer peser sur les événements.
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