
La problématique de la sécurité alimentaire et les solutions à prendre est sur la table du groupe des pays 5+5 à Alger. Il s'agit d'une question qui interpelle aujourd'hui tous les pays et les intéresse à plus d'un titre, car " il y a une prise de conscience collective et mondiale notamment après la crise alimentaire de 2008 ", a déclaré le ministre de l'agriculture Rachid Benaissa. Pour lui, le circuit de commercialisation lors de ce terrible épisode a montré ses limites alors que la production était très importante. " Les pays avaient perdu leur équilibre et le marché ne s'est pas régulé et aujourd'hui on réfléchit sur les moyens pour faire face aux différentes pénuries dans le monde " a affirmé le ministre, invité hier de la chaîne III de la radio nationale qui n'a pas manqué de souligner l'importance de débattre des changements climatiques et leurs effets sur le secteur agricole. Rachid Benaissa a ainsi abordé les efforts du gouvernement algérien qui a mis en place la politique du renouveau rural qui repose essentiellement sur l'encouragement des agriculteurs. Il souligne à ce propos le niveau du soutien à la filière céréalière, à savoir l'achat par le gouvernement du produit à des prix plus élevés que ceux appliqués sur les marchés internationaux puisque le quintal de blé est cédé par les céréaliculteurs à 4500 dinars. Mais le plus important pour M. Benaissa, c'est d'arriver à " libérer les initiatives des producteurs et des investisseurs ". A ce propos, il souligne qu'un " frémissement est enregistré mais il n'a pas atteint le niveau souhaité ". Le ministre de l'agriculture affirme que tout repose sur le travail de sensibilisation et des producteurs et des commerçants en les incitant à " produire beaucoup sans crainte de ne pas vendre pour les premiers et ceux activant dans le circuit commercial de vendre à des prix raisonnables sans peur de perdre des marges bénéficiaires ". En somme, il s'agit de trouver un moyen pour réguler le marché et M. Benaissa a défendu l'intervention de l'état dans ce domaine, d'abord en investissant près de 100 milliards de dinars et en recourant au soutien des prix. Cette stratégie entre dans le cadre des réformes profondes engagées par le gouvernement dont le résultat de certaines mesures sera ressenti dans quelques années. Ces réformes sont aujourd'hui indispensables pour donner un second souffle au secteur de l'agriculture et espérer arriver à assurer la sécurité alimentaire du pays d'autant que " 20 % des importations de l'Algérie en 2011 sont des produits agricoles, soit une hausse de 4% par rapport à 2010 et le constat est presque le même pour les 10 pays de la méditerranée ". Sur un autre plan, il a déclaré que 400 000 hectares de terres sont identifiés pour la création des exploitations agricoles suivant la nouvelle réglementation. M. Benaissa s'est par ailleurs félicité de la mesure prise par l'union européenne de suspendre la taxe anti-dumping sur les engrais qui est selon lui, une " bonne nouvelle pour l'agriculture et l'industrie qui pourrait devenir un créneau d'exportation pour l'Algérie. Enfin, le ministre de l'agriculture a précisé que ses services sont en alerte après l'apparition d'une maladie en Europe touchant les vaches et les importations pourraient ainsi être affectées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelghani M
Source : www.lemaghrebdz.com