Les élections législatives du 10 mai prochain sont "cruciales" car permettant de parachever l'édification de l'Etat algérien, 50 ans après le recouvrement de sa souveraineté, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.
M. Medelci a souligné, dans un entretien au quotidien égyptien Al-Ahram publié mercredi, que la prochaine échéance électorale transformera l'Algérie en un Etat où règnent "la bonne gouvernance, la citoyenneté et la justice", précisant que la participation massive à ce rendez-vous électoral "renforcera les bases de l'Etat algérien".
Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que le gouvernement a donné toutes "les garanties" permettant des "élections libres et intègres", indiquant que l'opération de vote et le dépouillement se dérouleront sous "la surveillance directe" des représentants des partis.
Soulignant que les instances nationales de surveillance et d'observation des élections "veilleront au respect de la loi organique portant régime électoral", M. Medelci a fait savoir que les partis et les listes indépendantes "ont le droit de suivre chaque étape des élections".
Par ailleurs, le gouvernement algérien a invité plus de 500 observateurs étrangers de l'Union européenne (UE), l'Union africaine (UA), la Ligue arabe, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) et des Nation Unies (ONU), outre deux délégations d'ONG américaines "Carter" et "NDA", a-t-il ajouté.
Abondant dans le même sens, M. Medelci a affirmé que les observateurs, qui "circuleront librement" sur l'ensemble du territoire national, bénéficieront de "toutes les facilités" leur permettant d'accomplir leur mission.
"Le printemps de l'Algérie représente le résultat des élections", a souligné M. Medelci, rappelant que "l'Algérie a vécu en 1988 ce qui est revendiqué par certains pays frères, lorsque ses enfants sont sortis dans la rue pour réclamer le changement".
Il a été procédé à l'amendement d'une Constitution qui reconnaît les partis politiques, la liberté d'expression et de manifestation, a précisé le ministre des Affaires étrangères, ajoutant que "l'Algérie a parcouru un long chemin de réformes et ne peut guère revenir en arrière".
En Algérie, plusieurs droits sont consacrés, à l'instar des libertés individuelles et collectives, les droits de l'Homme, le rôle de la société civile et le multipartisme, a-t-il affirmé.
"L'Algérie a sa propre spécificité et la société algérienne est en perpétuelle évolution", a précisé M. Medelci, rappelant que "l'Algérie s'est exprimée sur les évènements de ce qui est communément appelé printemps arabe et il n'est pas de coutume pour la diplomatie algérienne de +prononcer des jugements+ sur de tels évènements qui relèvent des spécificités de pays souverains, mais nous respectons le choix des peuples".
S'agissant du prochain parlement, M. Medelci prévoit "une mosaïque de partis" à la prochaine Assemblée populaire nationale (APN), soulignant qu'aucun parti ne pourra détenir la majorité de 232 sièges.
L'Algérie a fait preuve de "sagesse et de détermination" dans la mise en 'uvre d'un processus profond, à savoir la réconciliation nationale, couronnée de succès suite au référendum de 2005.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : CAIRE
Source : www.aps.dz