
Lors d'une conférence-débat, à l'invitation de l'Académie diplomatique internationale (ADI) sur le thème de la "Politique économique et financière de l'Algérie", le ministre des Finances, M. Karim Djoudi a indiqué entre autres, que les résultats actuels des politiques économiques de l'Algérie se traduisent par une croissance en moyenne du PIB hors hydrocarbures, en terme réel, de 6%, supporté par la dynamique des activités des secteurs du BTP, des services et de l'agriculture. Commentant ces résultats, le ministre a remarqué qu'ils se traduisent par une épargne publique croissante de façon régulière, qui a atteint en 2011 40% du PIB et une dette publique contenue dans "un périmètre de soutenabilité". Ce qui explique pourquoi son encours, par rapport au PIB, se situe donc à 8%. D'autre part, en évoquant la quantification des résultats de l'action de l'Etat, M. Djoudi a précisé que celle-ci est bien remarquable à travers un taux d'électrification de 98%, un taux de raccordement de gaz naturel de 46%, à l'eau potable de 95% et aux réseaux d'assainissement de 85%. Par ailleurs, le premier argentier du pays estime que ces résultats se sont traduits également par une espérance de vie qui a augmenté de 72,5 ans à 76,3 ans en 10 ans, et un taux de scolarisation des enfants de moins de 15 ans de 97%. Il n y a qu'à voir aussi la variation de l'indice général des prix à la consommation qui se situent entre 3,5% et 4,5% pour s'en convaincre et ce, sans oublier une épargne importante et croissante des agents économiques privés, des taux d'intérêt stables, la reconstitution des réserves officielles de change. Et au ministre de préciser également que plus de trois années d'importation de biens et de services et un taux de chômage, en tendance dégressive, se positionnant à 10%, après avoir atteint un pic de 30% en 1999, alors que la tranche d'âge inférieure à 25 ans affiche un taux de 21%. Ce qui veut dire, explique M. Djoudi que "Les programmes d'investissements publics (PIP) ont donc atteint les objectifs recherchés, entre autres, au plan de la traction de la croissance économique par la demande et au plan de l'inversion de la tendance du chômage". De plus, le ministre des Finances indique que le nombre d'emplois a quasiment doublé entre 2000 et 2010, réalisé à 90% par le secteur économique. Il a relevé aussi que dans le secteur industriel, la domination du secteur privé apparaît dans l'agroalimentaire, la chimie, les caoutchoucs et plastique, dans les cuirs et chaussures, de même que dans les textiles et la confection, précisant que la part de la valeur ajoutée, hors hydrocarbures, est passée de 60% en 2000 à 65% en 2010. Il a ainsi indiqué que la part du secteur privé dans la formation des valeurs ajoutées est sur une trajectoire ascendante, ajoutant que les comptes de production et d'exploitation par secteur d'activité et par secteur juridique montrent que la part du secteur privé dans la valeur ajoutée globale, hors hydrocarbures, est passée de 75% en 2000 à 85% en 2010. Ces résultats s'expriment aussi, a-t-il poursuivi, à travers la livraison de 1 million de logements publics locatifs et de logements aidés et la disponibilité de 1,4 million de places pédagogiques universitaires. "Toutes ces actions ont conforté l'emploi, le revenu des ménages, participé à résorber le déficit en équipement public et apporté des réponses à des demandes sociales", a souligné M. Djoudi. Quant aux enjeux pour l'économie algérienne, il faut les connaître et il s'agit de l'accélération de l'investissement économique, la diversification des revenus internes et externes, la résorption du chômage des jeunes et plus particulièrement des jeunes diplômés, la modernisation de l'administration, et l'amélioration de la gouvernance, a-t-il noté
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com