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M. Chatibi



M. Chatibi
L'affaissement qui s'est produit sur l'autoroute de Ben Aknoun est dû à la rupture d'une canalisation d'assainissement suite aux précipitations qui se sont abattues vendredi dernier à Alger. Cette rupture a entraîné, selon le directeur général des travaux publics au ministère de tutelle, M. Boualem Chatibi, le "départ" des matériaux, lequel a engendré le cratère. Après avoir établi le diagnostic, la direction générale des travaux publics au ministère de tutelle a, en collaboration avec les autres services concernées, arrêté un plan d'intervention pour la remise en l'état de la route scindé en deux phases.Les équipes de la direction des ressources en eau réparent d'abord cette canalisation, ensuite les agents de la DTP prennent le relais pour entamer l'enrobé bitumineux qui est un mélange de graviers, de sable et de liant hydrocarboné (goudron). Interrogé par la Chaîne III sur le temps record pris pour la réouverture de cette autoroute à la circulation, M. Chatibi avoue que cela a été possible grâce aux techniques modernes utilisées et à la disponibilité des matériaux."Ces deux paramètres peuvent assurer une qualité optimale et normative des travaux dans des délais très courts", précise-t-il. "D'ailleurs, on n'a pas le droit de rétablir la route si l'on n'assure pas la sécurité maximale. L'autoroute de Ben Aknoun a été rétablie car elle est désormais sécurisée et répond aux normes universelles", affirme de manière formelle M. Chatibi. Pour lui, l'"eau demeure l'ennemi numéro 1 de la route. Le bon drainage de la route garantit sa longévité".Quant à la réalisation des routes, il existe des bureaux d'études qui veillent au respect des normes et des conditionnalités introduites dans l'étude effectuée au préalable. "Nous sommes en train de consolider l'organisme de contrôle technique des travaux publics (CTTP) pour qu'il se réapproprie les missions qui lui sont dévolues afin qu'il devienne la structure de surveillance du réseau routier", souligne ce responsable. L'exploitation excessive de la chaussée, relève-t-il, accentue également son vieillissement. Le cratère provoqué par cet affaissement était, pour rappel, évalué à 10 mètres de diamètre et 20 mètres de profondeur. L'accident a fait 14 blessés et endommagé 5 véhicules. Par ailleurs, M. Chatibi a affirmé que sa direction dispose de quelque 506 centres d'exploitation et de maintenance employant 13 000 personnes. B. K.
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