
L'école... L'hôpital... deux institutions et trente-six non-dits! Entre l'enseignement et le soin, c'est l'avortement des écoliers... malades. Désormais, l'enseignement est garanti pour les enfants malades dans certains services de pédiatrie et de rééducation fonctionnel et ceux de la wilaya d'Alger uniquement. Le ministère de l'Education nationale et le ministère de la Santé s'étaient chargés d'assumer cette mission depuis maintenant 17 ans. Le détachement d'enseignants vers des institutions de soins était une décision de l'Etat et faisait suite à une circulaire signée en 1997 impliquant les deux protagonistes. Il a fallu attendre l'année 2002 pour que la mise en application de cette circulaire soit effective. C'est depuis cette année-là, que des enseignants de milieu scolaire «ordinaire» ont été «affectés» au sein des hôpitaux, dans des services de pédiatrie, de soins, de rééducation fonctionnelle...Dans cette circulaire, il est stipulé que l'Education nationale est chargée de «détacher», des enseignants de leurs écoles, de mettre à leur disposition les supports pédagogiques dont ils auront besoin pour enseigner. Quant au ministère de la Santé, il est chargé d'équiper les services de soins de classes appropriées pour que l'enseignant soit dans un confort professionnel et pédagogique pour accomplir sa tâche.Bien évidemment, dans la réalité, les choses ne se passent pas ainsi puisque les enseignants ne possèdent pas de classes ou d'espaces stables pour enseigner, ils prennent des bouts de lieux, des salles pour travailler et de cela, le ministère ne semble pas beaucoup s'en préoccuper. Parallèlement, rares sont les services hospitaliers accueillant qui mettent à la disposition de l'enseignant un véritable lieu de travail avec les commodités nécessaires. Parler de «détachement», c'est parler de «déracinement», des écoles là où ils enseignent depuis plusieurs années (10 ans et plus), pour aller vers une terre d'accueil, que peut être l'hôpital. Etre enseignant à l'hôpital...Depuis 2002 jusqu'à 2014, ils étaient au total 14 enseignants sur la wilaya d'Alger: 12 femmes et deux hommes, qui enseignaient dans des services de pédiatrie et de rééducation fonctionnelle. Car depuis la rentrée scolaire de 2014, le ministère de l'Education a décidé de reprendre les enseignants de langue française, ce qui fait que les enfants malades n'ont plus droit d'apprendre cette langue. Pourquoi cette décision'La problématique de l'enseignement des enfants malades se pose, en effet, sous plusieurs aspects. Pour le moment, seul Alger bénéficie de cet enseignement. Pour seulement Alger' Les autres wilayas ne sont pas concernées' Les enfants malades résidant dans la capitale sont-ils plus privilégiées que les autres enfants des autres dans la wilayas'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Idir TAZEROUT
Source : www.lexpressiondz.com