
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) estime que le poids de la chute des cours du pétrole ne doit pas être supporté par les «seuls travailleurs».M. Kebci - Alger (Le Soir)Louisa Hanoune, qui s'exprimait, hier vendredi, à l'ouverture des travaux d'une session ordinaire de la commission ouvrière du parti, a invité le gouvernement à voir «ailleurs» que dans les poches de ces travailleurs dont, dira-t-elle, «les acquis (revalorisation salariale) arrachés de haute lutte» ces dernières années sont sérieusement «menacés».Pour elle, les sources de puisement pour faire face aux retombées de cette dégringolade des prix de l'or noir sont nombreuses. Et de citer pêle-mêle, la traque à mener à l'évasion fiscale estimée de source officielle à près de 4 000 milliards de dinars, ou encore l'instauration d'un impèt sur la fortune à l'effet de pousser cette faune de «nouveaux riches à contribuer à l'effort national».La patronne du PT plaidera, une fois de plus, pour des barrières douanières pour protéger l'économie nationale. Ce qui est synonyme de la remise en cause de l'accord d'association avec l'Union européenne qui fait perdre au pays, selon elle, et annuellement, un milliard cinq cent millions d'euros ou encore celui portant sur la Zale (Zone arabe de libre échange).Pour Hanoune, même ces acquis des travailleurs sont «malmenés» par nombre de facteurs. Dont, citera-t-elle, l'absence d'une politique salariale qui a engendré des inégalités dans l'échelle des salaires, notamment ceux des travailleurs relevant des corps communs. Ces derniers perçoivent, dira-t-elle, des mensualités de «14 000 à 15 000 DA, loin du SNMG». Il y a également la «folie» qui s'est emparée de la mercuriale et qui a rendu les dernières revalorisations salariales des fonctionnaires pratiquement caduques.Elle s'interrogera, au passage, sur le retard prix dans l'application de l'abrogation du fameux article 87 bis, relevant des «contradictions» des membres de l'exécutif à ce propos.Cela dit, la secrétaire générale du PT ne fera pas l'économie d'une attaque de plus contre la ministre de la Culture qu'elle ne cesse d'accuser ces derniers temps de conflits d'intérêts et de dilapidation de deniers publics. Elle accusera Nadia Labidi d'avoir refusé à feu Amar Laskri, le talentueux réalisateur et illustre moudjahid, une prise en charge à l'étranger, lui qui souffrait d'une maladie chronique qui a fini par avoir raison de lui la semaine écoulée.Une prise en charge qu'il finira par avoir mais tardivement avec l'intervention d'un proche à lui, sénateur de son état.Une ministre de la Culture qui n'a pas hésité à facturer le spectacle d'ouverture de la manifestation Constantine, capitale de la culture arabe à 17 milliards de centimes et de financer à 5 autres milliards de centimes l'épopée el Wiam comme cadeau au président de la République pour sa politique de concorde civile.«C'est de la simple dilapidation de deniers publics», dira-t-elle, invitant Labidi à «se mettre à la page», la politique de concorde civile remontant à très loin et même suivie d'une autre option, celle de la réconciliation nationale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com