PARIS - La loi sur les quotas est le "principal acquis" dans le processus de consolidation des droits des femmes algériennes, estime la ministre déléguée à la condition féminine, Nouara Saadia Djaafar.
"Cette loi organique qui donne corps à l'article 31 bis de la Constitution, renforcera l'implication des femmes dans l'espace politique, notamment au niveau des Assemblées élus", a souligné la ministre dans un entretien au mensuel Arabies dans son édition du mois de février, relevant que cette mesure dont bénéficieront les femmes y compris celles de la diaspora "va certainement anticiper le changement positif".
Elle considère ainsi que les femmes et principalement les jeunes, "doivent saisir cette opportunité et s'investir pleinement dans la pratique politique et citoyenne afin de contribuer au développement durable".
Mme Djaafar relève également que la condition féminine a connu ces dernières années "des avancées significatives" en matière d'élaboration et de mise en 'uvre d'actions spécifiques, citant notamment le plan opérationnel de la stratégie nationale d'intégration et de promotion des femmes ou le lancement du programme commun pour l'égalité et l'autonomie des femmes.
Pour la ministre, le vote des récentes réformes sur les partis politiques et le quota réservé femmes dans les listes électorales, "vont stimuler davantage les femmes dans leur engagement politique", soulignant cependant que "toute réforme législative ne peut à elle seule conduire au changement souhaité".
Elle insiste dans ce contexte sur le fait que les partis politiques, les médias et le mouvement associatif, "ont un rôle à jouer pour assurer les conditions les plus appropriées de faisabilité et de réussite des réformes adoptées et contribuer à l'instauration d'un environnement favorable à la réussite des réformes relatives à la promotion des droits des femmes dans la sphère politique". "C'est à travers cette approche que nous espérons atteindre un seuil de candidatures féminines pour les prochaines élections qui ira au-delà des 30% de sièges", indique Mme Djaafar.
Sur la polémique concernant le pourcentage de représentativité des femmes sur les listes électorales, la ministre considère que la spécificité de certains thèmes comme celui-ci, "s'appuie généralement sur un héritage socio-culturel ancestral lequel rend le débat plus vif et parfois passionné", ajoutant que "le plus important reste que le choix démocratique ne soit pas contesté et que la voix de la majorité soit toujours respectée".
S'agissant des principales actions à mener pour assurer une meilleure sensibilisation quant à la question de l'égalité entre femmes et hommes, elle estime que "nous avons beaucoup à faire pour améliorer cette sensibilisation afin de promouvoir l'égalité des chances", indiquant que c'est la raison pour laquelle son département fait de cette sensibilisation un "axe stratégique" de son plan d'action et relevant que cette sensibilisation "passe en priorité par l'éducation au sein de la famille et de l'école".
"Il faut reconnaître que le réforme du système éducatif contribue grandement à l'amélioration du niveau de sensibilisation aux principes d'égalité, notamment par le biais de la révision des manuels scolaires et l'élimination des modèles stéréotypés véhiculés ici et là. Ce sont là des questions sociétales qui incombent à tous", a conclu la ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz