
Le dernier Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi relatif aux règles générales de prévention des risques d'incendie et de panique. Ce texte intervient pour actualiser les normes en vigueur en matière de prévention et de sécurité contre les risques d'incendie, dans les locaux accueillant le public ainsi que dans les bâtiments à usage d'habitation. Il énonce également des obligations aux personnes physiques et morales concernées, pour la vérification des installations de détection et de lutte contre les incendies, ainsi que de la mise en place de facilités d'évacuation des occupants en cas de sinistre.A cette occasion, le président de la République avait incité au respect des lois concernant l'habitat, l'urbanisme, et aux normes de sécurité sismiques ou contre les incendies. Aussi, le chef de l'Etat a interpellé les autorités concernées sur la nécessité de veiller au strict respect de l'ensemble des règles relatives à l'urbanisme, à la construction ainsi qu'à la sécurité des immeubles y compris contre les incendies et les séismes. En tant que « garant de la qualité du bâti et de la sécurité publique », les architectes ont leur mot à dire aussi sur ce plan. Selon Mustapha Mazouz, président de l'ordre des architectes de la wilaya d'Alger, l'approche qu'il va falloir adopter en ce sens « est complexe » dans la mesure où elle doit impliquer plusieurs intervenants. Pour lui, « les normes de sécurité constituent un tout ». C'est d'abord le volet accessibilité à la ville et prévention contre les catastrophes naturelles. C'est aussi l'accessibilité aux locaux accueillant le public et l'évacuation des dangers. Il tient à souligner que les protocoles d'évacuation sont conçus par les architectes et les professionnels techniques tels que la protection civile et les acteurs de la solidarité nationale. Les décideurs urbains, les organismes de contrôle (CTC), les services de l'aménagement du territoire et les experts concernés par l'homologation des équipements ont aussi un rôle à jouer dans cette nouvelle vision.Mazouz estime que ce projet de loi « a l'avantage d'exister maintenant » afin d'instaurer un nouveau plan urbain susceptible de consolider la sécurité publique en cas de force majeure. Le président de l'ordre des architectes de la wilaya d'Alger tient à préciser cependant que l'intervention dans des situations catastrophiques ne concerne pas seulement les éléments usuels tels que les inondations et les séismes. Il faudrait revoir les plans de circulation routière de façon à permettre aux agents de la protection civile d'accomplir convenablement leurs tâches. Une bonne gouvernance implique la mise en place d'une charte de convivialité et de visibilité nationale dans le cadre de l'urbain, indique-t-il, en précisant qu'il faut également établir des plans Orsec notamment au niveau des nouvelles cités. Mazouz estime qu'il est important de redimensionner les routes en fonction de cette nouvelle donne. Pour le reste, un travail de sensibilisation est en train de se faire par l'ordre des architectes concernant l'utilisation des outils de prise en charge des catastrophes. Il tient à préciser qu'il faudrait intervenir en profondeur concernant la réhabilitation du grand parc du bâti ancien.« Il est important d'établir un diagnostic véritable de la bâtisse en se donnant les moyens appropriés avant d'entamer ce chantier. A titre d'exemple, et en tant que membre de la commission nationale d'accessibilité des personnes à mobilité réduite, il faudrait penser à prévoir des accès à cette frange de la société », observe-t-il avant de plaider pour une meilleure vulgarisation des lois pour une application en temps opportun.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Alloun Kordjani
Source : www.horizons-dz.com