Alger - Revue de Presse

Loi de finances complémentaire: Des élus français prochainement chez Ouyahia



Ahmed Ouyahia va prochainement rencontrer une délégation d'élus français, à leur tête les présidents du Conseil régional de PACA (Provence-Alpes-Côtes-d'Azur), du Conseil général des Bouches-du-Rhône, de la Communauté urbaine de Marseille, ainsi que le maire de la cité phocéenne et le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI).

 Cette démarche s'articulera essentiellement autour des décrets d'application de la loi de finances concernant les modalités d'importation des marchandises, que les Français veulent voir assouplies. « Nous allons avoir l'occasion d'exposer au Premier ministre les interrogations et les manques à gagner pour les deux pays », a expliqué à l'AFP Michel Vauzelle, président socialiste du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Il avait déjà expliqué sa démarche en déclarant qu'« entre une loi de finances comme la loi de finances algérienne et des décisions assez précises, il peut y avoir naturellement des modalités d'application qui font qu'il y a un espace sur lequel nous pouvons attirer l'attention du président de la République algérienne ».

 Dans ce contexte, élus et acteurs économiques français, soutenus par la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, se sont mobilisés. En adoptant, fin juillet dernier, la loi de finances complémentaire, l'Algérie a durci notamment les modalités d'importation des marchandises et interdit de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion. Une loi durcissant les formalités douanières et impactant directement les marchandises arrivant sur le sol algérien. Cette nouvelle donnée, même si elle n'est pas discriminatoire, a touché de plein fouet les entreprises et opérateurs du port de Marseille, affecté par une baisse du trafic pouvant aller jusqu'à 40% sur certaines marchandises (vrac, conteneurs, etc.) des bassins Est du port de la Canebière, dont l'Algérie est le premier client. Ainsi, au total et pour l'ensemble du grand port maritime de Marseille, les échanges avec l'Algérie représentent 10 à 12% du trafic de marchandises. Les compagnies françaises desservant les ports algériens, CMA, CGM et Marfret, subissent également un contrecoup. Ainsi, chez Marfret, on a constaté, un mois et demi après l'entrée en vigueur de la nouvelle législation, une chute du trafic Ro-Ro et de l'activité conteneurisée. L'interdiction de toute importation de matériel d'occasion de travaux publics frappe également les entreprises du secteur. Octobre dernier, l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, en visite alors à Marseille, avait souligné l'importance de « ne pas baisser les bras » dans les relations économiques entre les deux pays face aux difficultés provoquées par la loi algérienne restreignant les importations.


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